Six livres sterling comme droit d’entrée pour les adultes
Londres: L’abbaye de Westminster a réussi à endiguer l’afflux des touristes
Londres, 26 février 2002 (APIC) L’abbaye de Westminster, qui demande aujourd’hui six livres sterling comme droit d’entrée pour les adultes, a réussi à gérer avec efficacité l’afflux toujours plus important des touristes, estime Adrian Clark, qui dirige la Société de tourisme britannique. Les responsables de l’abbaye médiévale ont pris la décision d’endiguer l’afflux des touristes en faisant payer un droit d’entrer. Une mesure, explique-t-on, prise pour éviter les inconvénients du tourisme.
Le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS), qui s’est réuni à Londres le 21 février, s’est dit préoccupé par l’usure qui touche de nombreux édifices religieux et a proposé le renforcement des mesures de surveillance.
Les autorités de l’abbaye soulignent que le bâtiment médiéval n’est pas menacé par le problème du nombre des touristes même si elle en accueille au moins 1,75 million par an, ce qui la place parmi les églises les plus visitées du pays, aux cotés de la cathédrale Saint-Paul (à Londres), la cathédrale de Cantorbéry et la cathédrale de York.
En 1997, l’abbaye de Westminster avait lancé un tout nouveau programme de trois ans et imposé un tarif d’entrée, «pour rétablir le calme» dans un des monuments les plus célèbres de Londres, où presque tous les rois et reines d’Angleterre ont été couronnés. Le nombre des visiteurs avait encore augmenté, en partie à cause de la popularité d’Eurostar, la liaison ferroviaire sous la Manche, dont le terminus se trouve près de l’abbaye.
Les touristes devaient déjà payer pour visiter certaines parties de l’abbaye, à l’exception de la nef.
Vacarme pas possible
Le chanoine David Hutt, responsable de l’entretien de l’abbaye de Westminster, a précisé qu’il avait été décidé de demander un droit d’entrée dans le but de restaurer le climat spirituel du bâtiment. «Avoir un tel vacarme n’était plus possible «, a-t-il dit à l’Agence ?cuménique ENI. «Nous avons retrouvé aujourd’hui un degré de normalité, et les visiteurs comprennent notre souci de préserver la structure du bâtiment et sa spiritualité.»
La plupart des visiteurs paient moins que le tarif pour adulte. En plus des billets à tarif réduit, les enfants âgés de moins de onze ans, les fidèles qui assistent aux services et les particuliers qui viennent pour prier ne paient pas de droit d’entrée.
Le chanoine Hutt accepte avec sérénité le problème de l’usure, causée non seulement par les doigts des visiteurs qui touchent les murs mais aussi par «leur respiration et leur transpiration».
L’abbaye emploie un conservateur à plein temps qui travaille devant les visiteurs, ce qui leur permet de constater la bonne gestion de l’édifice.
A Cantorbéry aussi
L’administration de la cathédrale de Cantorbéry, église mère de la Communion anglicane mondiale, qui a aussi imposé un droit payant d’entrée, a pu constater que l’afflux des visiteurs est devenu plus facile à gérer. Durant la période de douze mois jusqu’à mai 2001, la cathédrale a accueilli 1,15 million de visiteurs, même si depuis cette date, une baisse a été enregistrée, due en partie aux attentats du 11 septembre.
Le tarif d’entrée est de 3,5 livres par adulte, avec des réductions et des entrées gratuites pour les fidèles et les personnes venant prier. Environ 60’000 laissez-passer sont délivrés à ceux qui vivent et travaillent à Cantorbéry ou sont membres d’une Eglise anglicane du diocèse.
Le porte-parole de la cathédrale de Cantorbéry, Christopher Robinson, a confié que les détritus étaient encore un problème plus grave que l’usure du monument. «Nous emportons 120 bennes de détritus par an. On ne peut pas dire que les gens jettent les détritus à l’intérieur, mais les alentours de la cathédrale sont une cible idéale». (apic/eni/pr)




