Pour marquer la présence russe sur le terrain
Antarctique: La première église orthodoxe sur ce continent devrait être ouverte l’an prochain
Moscou, 1er mars 2002 (APIC) Si tout se déroule comme prévu, la première église orthodoxe de l’Antarctique – le continent le plus sec, le plus froid et le plus venteux du monde – sera ouverte l’an prochain sur une base de recherche russe.
La future église Saint-Nicolas est destinée non seulement au petit groupe de chercheurs russes de la base de Bellingshausen, sur une île de l’Antarctique, mais elle sera aussi un monument à la mémoire des 47 Russes morts au cours d’explorations durant ces dernières années et enterrés sur le continent.
Le projet de construire une église intervient 180 années après la première expédition navale russe conduite par Fabian von Bellingshausen dans la région de l’Antarctique, et 45 ans après l’établissement par l’Union soviétique de sa première base sur le continent.
L’édifice, qui sera haut de 12 mètres, mêlera l’architecture de bois russe et les technologies modernes de construction. Il marquera la présence russe sur le continent et accueillera les touristes qui visitent cette région de l’Antarctique relativement épargnée par les rigueurs du climat.
A la fin du mois de janvier, une expédition russe a été organisée en Antarctique pour bénir le site de la future église et ériger une croix de bois. Dans ce groupe figuraient Georgy Ilyin, qui espère devenir le premier prêtre orthodoxe du continent; deux sponsors et l’architecte.
L’un des sponsors, l’homme d’affaires Pyotr Zadirov, avait été contacté pour ce projet en juillet 2000, avec la bénédiction du patriarche Alexis II.
L’église sera construite sur une colline surplombant Bellingshausen, non loin de la pointe de la terre de Graham, qui est la région la plus fréquentée par les touristes en raison de son climat relativement clément.
Des bougies pour financer
Les auteurs du projet espèrent que les achats de bougies et les petits dons des touristes aideront à assurer les frais d’entretien de l’église en un lieu où seulement dix Russes vivent durant l’hiver arctique, et vingt-cinq en été.
L’architecte a choisi des bois de Sibérie. Ces bois peuvent en effet durer pendant des centaines d’années dans un environnement comme celui de l’Antarctique, exempt de bactéries, où des taux élevés alcalins rouillent le métal et où le vent cause l’érosion du béton. La structure de bois devra, cependant, être consolidée par des câbles d’acier semblables à ceux qui ont été installés dans la tour de la télévision de Moscou afin de résister aux rafales de vent qui peuvent atteindre 50 mètres par seconde. (apic/eni/pr)




