Mettre en pratique les résolutions de lutte contre la pauvreté

Mexique: Monterrey accueillera la Conférence sur le financement du développement

Genève, 8 mars 2002 (APIC) Les obstacles aux exportations des pays du Sud leur coûtent tous les ans quelque 130 milliards de dollars de tarif douanier. Supprimer les barrières tarifaires, revoir la politique des subsides agricoles ou encore rééquilibrer la dette font parties des thèmes centraux abordé par la Conférence de Monterrey sur le financement du développement, qui aura lieu du 18 au 22 mars au Mexique.

Lancée à l’initiative des Nation Unies, cette rencontre fait suite à celle de Dohà et cherchera à mettre en pratique les résolutions de luttes contre la pauvreté prise lors du sommet du Millénaire en septembre 2000. Elle traitera des grandes questions financières ayant trait au développement mondial. La participation de la Banque mondiale, du FMI et de l’OMC ainsi que des représentants de la société civile et des milieux d’affaires est un élément sans précédent du processus de la Conférence. Les gouvernements y seront représentés, entre autres, par des membres des ministres des finances, du commerce et des affaires étrangères.

En novembre dernier, les 142 pays membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ont convenus à Doha d’engager des négociations sur des questions qui touchent les pays en développement, notamment la réduction des subventions agricoles, l’amélioration de l’accès aux marchés des produits non agricoles par une réduction, voire l’abolition, des barrières tarifaires, et le recours abusif aux lois anti-dumping.

Dans les pays développés groupés au sein de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), les subventions à l’agriculture ont totalisé, en 1999, 361 milliards de dollars, un montant supérieur au produit intérieur brut de l’Afrique au sud du Sahara. Une étude récente a montré que l’abolition des barrières douanières se traduirait, pour les pays en développement, par un gain potentiel d’environ 130 milliards de dollars par an. De quoi relativiser l’importance des 50 milliards de dollars supplémentaires nécessaires à l’Aide Publique au Développement pour réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015.

Les espoirs de Kofi Annan

Le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, dans une publication du 16 janvier, propose une série d’objectifs que la Conférence de Monterrey doit atteindre pour être un succès. Il demande une mobilisation des ressources nationales des pays en développement pour stimuler l’afflux de capitaux privés, tout en élaborant des convention internationale contre la corruption, notamment par le rapatriement des fonds transférés illégalement dans un autre pays. A cela s’ajoute l’importance d’entamer un «cycle de développement» pour traiter de questions comme le prix des produits de base. Le secrétaire général de l’ONU insiste également sur l’importance d’une gestion équitable de la dette entre pays débiteurs et créanciers et sur la présence des pays en voie de développement dans les discussion portant sur l’économie mondiale. (apic/iac/sh)

8 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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