Ne rien faire, c’est être complice

Londres: Violences en Palestine, Amnesty réclame l’envoi d’observateurs internationaux

Londres/Lausanne, 11 mars 2002 (APIC) Amnesty International (AI) estime que ne rien faire face aux massacres qui ont lieu quotidiennement en Israël et dans les Territoires occupés est une forme de complicité. L’Organisation pour les droits de l’homme réclame l’envoi d’observateurs internationaux Face aux victimes – 130 Palestiniens et 33 Israéliens des derniers jours, aucun Etat ne saurait rester passif, déclare AI.

Durant ces dix derniers jours, la guerre dans les territoires occupés à fait plus de 130 morts chez les Palestiniens et 33 dans les rangs israéliens, dont 17 civils. L’escalade de la violence prend des proportions toujours plus alarmantes: enfants des deux bords tués ou mutilés, ambulance prise pour cibles, maisons rasées, villes et villages isolés, le peuple palestinien est pris dans l’engrenage israélien des représailles et des violences.

AI estime que les «démarches» prises jusqu’à présent par la communauté internationale sont manifestement inefficaces pour arrêter le massacre. Amnesty a lancé de nombreux appels tant au gouvernement israélien d’arrêter les homicides illégaux, qu’aux groupes armés palestiniens de cesser de tuer des civils.

AI exige désormais de la communauté internationale que des observateurs internationaux soient envoyés sur place pour veiller au respect des droits humains. AI se déclare convaincu, a l’instar de la Commission des droits de l’homme de l’ONU (mars 2001), que la présence d’observateurs internationaux – qu’Israël refuse – peut contribuer à mettre un terme aux homicides illégaux, aux bombardements, ainsi qu’aux sièges et démolitions de maisons dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie.

Amnesty souligne les infractions aux Conventions de Genève commise tant par les militaires israéliens qui cumulent les homicides illégaux, que les groupes armés palestiniens qui prennent des populations civiles pour cibles.

Depuis septembre 2000 , l’intifada a fait plus de 1’000 morts dans la population palestinienne, dont 200 enfants. La plus part des personnes tuées sont les victimes d’homicides illégaux, alors qu’aucune vie n’était menacée, précise Amnesty. Au cours de cette même période au moins 300 israéliens ont été tués dont 200 civils, parmi lesquels 50 enfants. (apic/com/sh)

11 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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