Le Père Pierantoni remercie Dieu et le gouvernement
Philippines: Le missionnaire italien pris en otage depuis six mois a été libéré
Manille, 8 avril 2002 (APIC) Le Père Giuseppe Pierantoni, retenu en otage depuis six mois par des séparatistes musulmans à Mindanao, a été libéré le 8 avril grâce à l’intervention des forces spéciales philippines. Le missionnaire italien a été retrouvé en bonne santé. Ses ravisseurs, le groupe «Pentagon», composé d’anciens membres du MILF (Front islamique moro de libération), l’avaient capturé en octobre 2001. Selon le gouvernement philippin, aucune rançon n’a été versée.
Missionnaire déhonien, le Père Giuseppe Pierantoni (45 ans) était en poste dans la paroisse de Dimataling, dans le diocèse de Pagadian, quand il a été enlevé le 17 octobre 2001 par le groupe «Pentagon». Retenu en otage pendant six mois, il doit sa libération aux forces spéciales des Philippines, qui ont lancé une intense opération contre ce groupe de séparatistes musulmans.
Les autorités affirment, contrairement aux sources de l’agence vaticane Fides, ne pas avoir versé la rançon de 200’000 dollars réclamée par les ravisseurs. Le chef de la police nationale, Alejandro Mendoza, a souligné que c’est la capture de membres du groupe «Pentagon» il y a deux jours, qui a permis de récolter les renseignements nécessaires à la libération du missionnaire catholique.
Contribution au dialogue interreligieux
Dans le diocèse de Pagadian, la libération de celui qu’on surnomme Père «Beppe» a été accueillie avec enthousiasme par les chrétiens comme par les musulmans, rapporte l’agence Fides, qui souligne le soutien reçu des musulmans, tant au niveau moral que pour la collecte d’informations. Cette situation contribue au dialogue interreligieux avec les musulmans, estime Mgr Jimenez, évêque du lieu.
La présidente Gloria Arroyo, qui a reçu le Père Pierantoni en audience, a déclaré que sa libération est un grand pas en avant en faveur de la paix. Le gouvernement philippin poursuit actuellement des négociations avec le MILF.
Cependant, un autre groupe, les fondamentalistes musulmans d’»Abu Sayyaf», retient toujours une infirmière et un couple de missionnaires américains en otage. Six cents soldats de l’armée américaine sont présents dans le sud du pays, pour «entraîner» les troupes philippines dans la recherche des kidnappeurs. (apic/bbc/fides/sh)




