La majorité des grecs orthodoxes favorable

Grèce: Polémique sur la légalisation de la crémation

Athènes, 15 avril 2002 (APIC) La majorité des orthodoxes grecs est favorable à la légalisation de la crémation. L’archevêque Christodoulos, chef de l’Eglise orthodoxe grecque, est sur le point de perdre son combat pour la conservation du rite funéraire traditionnel, où le défunt est enterré. La Grèce est le dernier pays d’Europe où il n’est pas possible de choisir entre enterrement ou crémation des défunts.

Actuellement la loi grecque n’autorise pas le recourt à la crémation du corps d’un défunt, quelle que soit sa croyance religieuse. Les défenseurs de l’enterrement revendiquent l’ancienneté de la coutume, qu’ils jugent comme «propre aux peuples civilisés». L’Eglise orthodoxe de Grèce revendique un statut de «protectrice du peuple contre le sécularisme occidental» et la désacralisation que représente à ses yeux la crémation.

Les tenants du droit à la crémation soulignent qu’actuellement les restes d’un corps sont exhumés si, après trois ans, les proches du défunt ne peuvent pas payer la concession de la tombe. Beaucoup considèrent cette pratique comme une désacralisation plus grave que la crémation.

Le gouvernement reste cependant prudent à ce sujet. L’acceptation du projet de loi sur la crémation représenterait une seconde rupture entre l’Etat grec et Eglise orthodoxe, après la récente suppression de l’appartenance confessionnelle sur les cartes d’identité. (apic/indep/sh)

15 avril 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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