Inquiétude du pape sur le sort des lieux saints de Terre Sainte
Rome: Jean Paul II reçoit le nouvel ambassadeur du Maroc auprès du Saint- Siège
Rome, 3 mai 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II a appelé le Maroc à s’investir dans la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien, le 3 mai 2002. Recevant en audience le nouvel ambassadeur du Maroc auprès du Saint- Siège, Mohamed Sbihi, le chef de l’Eglise catholique, évoquant la situation «tragique» du Proche-Orient, a redit son inquiétude sur le sort des lieux saints de Terre Sainte.
Rappelons que l’armée israélienne, qui assiège la basilique de la Nativité de Bethléem depuis plus d’un mois, n’a pas relâché son étau, malgré l’arrivée du cardinal français Roger Etchegaray, envoyé spécial du pape en Terre Sainte.
Le Maroc, un pont vers l’Europe et l’Afrique subsaharienne
Pour le pape, la situation géographique du Maroc, ainsi que son histoire, doivent faire de ce pays «un pont, d’une part vers l’Europe occidentale et tous les pays qui bordent le bassin méditerranéen, et d’autre part, vers l’Afrique subsaharienne». «Les autorités de ce pays sont sans cesse appelées à prêter attention aux nouvelles réalités et à la situation spécifique de certaines populations», a déclaré Jean Paul II.
Evoquant «les circonstances difficiles et inquiétantes de la situation internationale» actuelle, le pape a alors dit «les préoccupations qui nous assaillent concernant les lieux saints de la région, notamment la ville sainte de Jérusalem». «Les responsables des nations et les autorités spirituelles ont le devoir de déployer leurs efforts sans relâche, afin de faire reculer la violence qui régit trop souvent dans notre monde les rapports entre les hommes et entre les groupes», a conclu Jean Paul II.
Les relations entre le Saint-Siège et le royaume du Maroc remontent au 13ème siècle. Elles ont été renforcées par la visite du pape dans le pays en août 1985, puis par l’ouverture de l’ambassade du Maroc près le Saint-Siège, en 1997, et enfin par la venue du roi Mohammed VI au Vatican, en avril 2000. Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les Etats, s’est par ailleurs rendu dans ce pays au début des années 90, puis en décembre 2000. (apic/imedia/be)




