Le cardinal Etchegaray célèbre une messe à Bethléem

Rome: Le pape dit son soulagement après la levée du siège de la Nativité

Rome, 12 mai 2002 (APIC) Le pape a exprimé le 12 mai son «grand soulagement» à la nouvelle de la «restitution de la Basilique de la Nativité à Dieu et aux fidèles». Il a envoyé à nouveau le cardinal Roger Etchegaray en Terre Sainte pour célébrer une messe solennelle le 12 mai à Bethléem. Pour sa part, Mgr Tauran, secrétaire des relations avec les Etats, demande un «statut spécial» avec garantie internationale pour les lieux saints

«Je remercie de tout coeur ceux qui ont contribué à redonner à ce lieu saint sa vraie identité religieuse» a déclaré Jean Paul II en désignant plus particulièrement les franciscains, les moines grecs et arméniens orthodoxes, qui sont restés enfermés pendant 38 jours avec 200 Palestiniens dans le complexe de la Basilique de la Nativité à Bethléem, encerclé par les troupes israéliennes.

Pour montrer sa sollicitude aux habitants de Bethléem, Jean Paul II a demandé au cardinal Etchegaray de retourner en Terre Sainte pour célébrer une messe à Bethléem, ville qu’il n’avait pu approcher lors de sa mission de paix début mai. En présence du nonce apostolique Mgr Pietro Sambi et de Mgr Michel Sabbah, patriarche des latins de Jérusalem, c’est une «messe de louange, d’expiation et de réconciliation» que l’envoyé du pape a célébré dans la Chapelle Ste Catherine (réservée aux catholiques), qui jouxte la Basilique de la Nativité (réservée aux célébrations orthodoxes).

Interrogé par le quotidien italien ’Il Corriere della Sera’ dans son édition du 12 mai, Mgr Jean-Louis Tauran rappelle «le caractère unique et sacré des lieux saints» et la proposition du Saint-Siège d’un statut spécial garanti internationalement. Selon le secrétaire pour les relations avec les Etats, «l’occupation de la Basilique de la Nativité par des hommes armés a été un fait déplorable, et heureusement unique jusqu’à ce jour, dans la longue histoire des lieux saints». «Les lieux saints des trois grandes religions monothéistes présentes en Terre Sainte sont le patrimoine de l’humanité toute entière et la communauté internationale doit donc trouver des moyens adaptés pour en garantir non seulement le libre accès mais aussi leur identité et caractéristiques propres» a réaffirmé le prélat français. (apic/imed/sh)

12 mai 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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