Trois Italiens, un Espagnol et une Brésilienne
Rome: Cinq nouvelles canonisations le 19 mai
Rome, 16 mai 2002 (APIC)Trois Italiens, un Espagnol et une Brésilienne seront canonisés lors d’une cérémonie présidée par Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre, le 19 mai prochain. Il s’agit des bienheureux Ignazio da Santhia, Umile da Bisignagno, Benedetta Cambiagio Frassinello, Alfonso De Orozco et Paulina do Coraçao agonizante de Jesus. De nombreuses personnes sont attendues pour cette occasion qui coïncide avec la fête de la Pentecôte et l’anniversaire du pape, célébré la veille.
Ignazio da Santhia (1686-1770), de son vrai nom Lorenzo Maurizio Belvisotti, était d’origine italienne. Né le 5 juin 1686 dans le Piémont, il fut orphelin de père très jeune. Ordonné prêtre en 1710, il intégra l’ordre des capucins six années plus tard. Confessant souvent, il fut recherché pour ses qualités spirituelles par les prêtres, les religieux et les laïcs. Il était appelé «le père des pécheurs et des désespérés». Il mourut le 22 septembre 1770 et fut béatifié le 17 avril l966 par Paul VI.
Umile da Bisignagno (1582-1637), né Luca Antonio Pirozzo. Religieux italien de l’ordre des Frères mineurs dans lequel il entra à l’âge de 27 ans, le futur saint se fit une grande réputation auprès de ses frères religieux et des laïcs qui venaient le voir. Sa renommée le fit appeler à Rome par les papes Grégoire XV et Urbain VIII qui usèrent de ses qualités de conseiller. Il mourut le 26 novembre 1637 après s’être retiré dans son couvent et fut béatifié par Léon XIII le 29 janvier 1882.
Benedetta Cambiagio Frassinello (1791-1858), également Italienne, a fondé la Congrégation des soeurs bénédictines de la Providence, s’occupant plus particulièrement des jeunes filles pauvres et abandonnées. Obéissant à la volonté de ses parents et contre son désir, elle se maria à l’âge de 20 ans. Toutefois, deux années plus tard, elle décida d’un commun accord avec son mari, de vivre comme frère et soeur. Neuf ans après le mariage, elle entra au couvent des Ursulines à Brescia, alors que son mari devint frère laïc dans une communauté italienne de prêtres. Malade, Benedetta Cambiagio Frassinello dû quitter le couvent peu de temps après. Elle se consacra alors à l’enseignement et à l’assistance des jeunes filles pauvres. Elle mourut le 21 mars 1858 et fut béatifiée par Jean Paul II le 10 mai 1987.
Le bienheureux Alfonso De Orozco (1500-1591), augustinien d’origine espagnole, entra dans l’ordre de saint Augustin en 1523. En 1554, il fut nommé prédicateur royal de Charles Quint, puis de Philippe II. Alfonso De Orozco fut particulièrement connu pour sa facilité à accueillir aussi bien les hauts personnages de la société que les plus pauvres. Il fut béatifié en 1882.
Enfin, Paulina do Coraçao agonizante de Jesus (1791-1858), née Amabile Visintainer. Italienne, elle émigra au Brésil à l’âge de dix ans avec sa famille. Très tôt, elle commença à s’occuper de malades et de la catéchèse des enfants. Plusieurs jeunes filles se joignirent à elle, formant ainsi plus tard la Congrégation des petites soeurs de l’Immaculée Conception que mère Paulina fonda en 1895. Elle mourut le 9 juillet 1942 et fut proclamée bienheureuse par Jean Paul II le 18 octobre 1991, à l’occasion d’un de ses voyages au Brésil.
Avec ces canonisations, on comptera 461 saints canonisés par Jean Paul II, au 19 mai. En plus de 23 ans de pontificat, Jean Paul II a procédé à 44 cérémonies de canonisations – dont 10 hors du Vatican. La cérémonie coïncidera avec la fête de la Pentecôte, célébrée dans l’Eglise catholique 40 jours après Pâques. De nombreuses personnes sont attendues sur la place Saint-Pierre ce jour-là. Les pèlerins ne devraient pas manquer, à cette occasion, de fêter avec Jean Paul II son 82ème anniversaire qui aura eu lieu la veille. Le cardinal béninois Bernardin Gantin, doyen du collège cardinalice, devrait prononcer un bref discours, au nom de tous les cardinaux. (apic/imed/sh)




