Volonté de main mise sur l’information

Zimbabwe: Les Eglises exhortent le gouvernement à abroger une loi sur la presse

Harare, 13 juin 2002 (APIC) Le Conseil zimbabwéen de l’Eglise presbytérienne unie d’Afrique australe a exhorté le gouvernement du pays à abroger une nouvelle loi restreignant la liberté de la presse.

Le président Robert Mugabe a signé le 15 mars une loi, intitulée «accès à l’information et protection de la vie privée», le 15 mars, immédiatement après avoir remporté les élections présidentielles controversées de mars. Cette nouvelle loi a été invoquée pour arrêter des journalistes de médias non contrôlés par le gouvernement.

Environ une dizaine de journalistes indépendants zimbabwéens et étrangers ont été arrêtés et accusés d’avoir enfreint la loi. L’un d’entre eux, Bornwell Chakaodza, rédacteur de l’hebdomadaire indépendant «Standard», a été arrêté et inculpé cinq fois en mai.

«C’est avec inquiétude que nous observons le continuel harcèlement des médias indépendants et l’arrestation de ses journalistes», déplore le Conseil de l’Eglise presbytérienne unie de l’Afrique australe dans un communiqué du 7 juin.

Cette dénomination regroupe des Eglises de l’Afrique du Sud, de la Zambie et du Zimbabwe. «Le droit d’exprimer librement ses vues et celui de soutenir ou de critiquer les représentants élus du peuple pour leur action sont des droits garantis et dans notre constitution et dans la charte africaine.»

Le Zimbabwe a ratifié la charte de l’Organisation de l’unité africaine en 1986. La charte garantit «la liberté de conscience» et le droit de toute personne «d’exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements».

«Nous demandons de nouveau au gouvernement d’abroger la législation répressive qui refuse de reconnaître ces libertés, notamment la loi sur l’ordre public et la sécurité et la loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée. C’est pourquoi nous exhortons le gouvernement à respecter et à considérer comme sacrés et inaliénables ces droits et ces libertés», écrit le Conseil de l’Eglise.

Intimidation

Parmi les journalistes arrêtés selon la nouvelle loi figurent un collaborateur du «Daily News», Lloyd Mudiwa, ainsi que le correspondant du «Guardian» (Royaume-Uni) à Harare, Andrew Meldrum. Les journalistes ont été détenus durant deux jours pour un article, publié d’abord par le «Daily News», basé sur les dires non vérifiés d’un villageois de 56 ans qui a raconté que sa femme avait été décapitée par des partisans de la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique). Le journal s’est par la suite rétracté et a présenté des excuses.

Les journalistes ont été inculpés d’avoir enfreint une clause de la loi concernant la publication de «fausses informations». S’ils sont déclarés coupables, ils sont passibles d’une amende pouvant se monter à 100’000 dollars zimbabwéens (1’800 dollars) ou d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans. Les charges portées contre un deuxième journaliste du «Daily News» ont été abandonnées par le tribunal, et un rédacteur ayant été interrogé sur l’article n’a jamais été officiellement inculpé.

Les détracteurs de la loi soulignent qu’elle est utilisée pour intimider les journalistes indépendants qui pourraient critiquer le gouvernement, et qu’elle a conduit les journalistes à pratiquer l’autocensure.

Gros engouement pour la Journée Mondiale de la Jeunesse 2002

700 jeunes Suisses se rendront à Toronto

Fribourg, 13 juin 2002 (APIC) Quelque 700 jeunes Suisses participeront à la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ), qui se déroulera du 22 au 28 juillet 2002 à Toronto. Ils seront accompagnés de cinq membres de la Conférence des évêques suisses (CES). Par ailleurs, quatre jeunes chrétiens de Palestine ont été invités à faire le voyage avec les Suisses.

Sur les 700 jeunes, 420 proviennent de Suisse romande, 220 de Suisse alémanique et une soixantaine de Suisse italienne. «Ce chiffre extrêmement réjouissant montre bien que l’’effet JMJ’ est loin de s’amenuiser et que ce type de manifestation semble être une vraie réponse aux attentes des jeunes d’aujourd’hui», estiment les responsables suisses des JMJ, dans un communiqué publié jeudi.

Les cinq membres de la CES qui seront présents au Canada sont Mgr Amédée Grab, président de la CES, Mgr Denis Theurillat, évêque répondant de la jeunesse au sein de la CES, Mgr Pierre Farine et Mgr Pierre Bürcher, évêques auxiliaires de Lausanne-Genève-Fribourg, et Mgr Martin Gächter, évêque auxiliaire de Bâle.

Une grande partie des jeunes Suisses partiront à la mi-juillet déjà pour Québec, où ils seront reçus par des familles de la région. Le 22 juillet, ils poursuivront leur périple vers Toronto, où aura lieu la JMJ proprement dite, se joignant ainsi à plusieurs centaines de milliers de personnes venues du monde entier. Cette rencontre phare de la jeunesse catholique fait suite à la JMJ de l’An 2000 à Rome et à celle de Paris en 1997. Le pape Jean Paul II, qui a invité personnellement les jeunes, sera lui aussi présent. La JMJ est placée sous le thème, tiré d’une citation de l’Evangile: «Vous êtes le sel de la Terre; vous êtes la lumière du monde».

Quatre jeunes Palestiniens invités par les Suisses

Les organisateurs suisses de la JMJ ont tenu à témoigner leur solidarité avec les chrétiens de Palestine. Quatre jeunes de Djénine et Ramallah feront le voyage avec les Suisses. Ils arriveront en Suisse quelques jours avant le départ pour le Canada et pourront ainsi faire la connaissance de ceux qu’ils accompagneront, ainsi que de l’Eglise locale. Deux d’entre eux seront hébergés en Suisse romande et deux en Suisse alémanique.

Rappelons que les organisateurs ont reçu dimanche 2 juin le Prix 2002 des «Amis de Farinet». Dotée de 20’000 francs et 20 centimes (!), cette bourse permettra d’aider les jeunes à participer à ce voyage. (apic/com/pr)

13 juin 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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