La FEPS reste à l’ombre des évêques suisses dans les médias
Suisse: Peter Schmid prône une politique d’information plus offensive pour les protestants
Zurich, 21 juin 2002 (2002) Il n’est pas démocratique que la Conférence des évêques suisses ait une large place à la télévision au terme de la votation sur l’avortement, alors que la FEPS, partisan du régime des délais, a été à peine citée. C’est le point de vue exprimé mardi dans le journal zurichois «Tages Anzeiger» par le président du Conseil d’Etat de Bâle-Campagne, Peter Schmid, élu le 17 juin au Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).
Les prises de position de la FEPS sur le racisme, la migration et la solution des délais, bonnes au niveau de leur contenu, sont malheureusement peu connues dans les communautés paroissiales, déplore Peter Schmid âgé de 50 ans. Pour lui, il convient de trouver un juste chemin entre une orientation de type politique, fortement orientée vers les médias, et celle, plus retenue jusqu’à maintenant, de la FEPS.
Il est étonnant, selon le politicien bâlois, que dans son journal de nuit, après la votation sur le régime des délais, la chaîne de télévision suisse alémanique DRS ait diffusé une longue interview d’un évêque et n’ait presque rien dit de la FEPS. «Il n’est pourtant pas démocratique que la Conférence des évêques, dont la position représente une minorité en Suisse, ait droit à une si large parole, alors que la FEPS, qui a soutenu le régime des délais, n’a été citée que par une courte phrase», estime-t-il.
Pour une politique d’information offensive
Le nouveau membre du Conseil de la FEPS se dit partisan d’une «politique d’information offensive». Et donne même un exemple: «Au lieu de déplorer la position des évêques sur les célébrations oécuméniques, le Conseil de la FEPS devrait affirmer sincèrement: Cette position ne nous intéresse pas du tout. A la lumière de l’Evangile, ce n’est pas le point de vue des évêques qui est significatif, mais chacun de nos frères catholiques- romains».
Concernant les rapports entre Eglise et société, Peter Schmid affirme: «Oui à une théologie et à une Eglise au service de la société». Et ajoute: «La pression vers l’individualisme que la droite imprime à l’Eglise est avant droit nuisible à la communauté. L’Eglise mène les gens au-delà de l’individualisme.»
Peter Schmid préside le Conseil d’Etat de Bâle-Campagne jusqu’en juin 2003. Il dirige actuellement le département de l’éducation et de la culture. Après son élection au Conseil de la FEPS, le 17 juin, il a annoncé qu’il ne convoiterait pas un nouveau mandat au Conseil d’Etat en juin 2003. (apic/ta/job/bb)




