Le président soudanais passe aux aveux

Soudan: le gouvernement admet son soutien aux rebelles de l’Armée de Résistance

Khartoum, 3 juillet 2002 (APIC) Dans une interview télévisée, le chef de l’Etat a admis hier pour la première fois que le gouvernement de Khartoum a soutenu les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Mgr Akio Johnson Mutek, évêque auxiliaire du diocèse de Torit, dans le sud du pays, n’est pas surpris par les déclarations du président Omar El Béchir: «On le savait déjà».

Le président de la république du Soudan a admis pour la première fois ce que bon nombre de personnes affirment depuis longtemps: les milices sanguinaires guidées par Jospeh Kony, le fondateur du LRA, ont été appuyées par le gouvernement de Khartoum dans leurs incursions criminelles perpétrées au nord de l’Ouganda. Les rebelles n’étaient autre qu’un outil aux mains des dirigeants soudanais: des hommes bien équipés, très habiles au combat, très bien entraînés, relève l’agence d’information missionnaire Misna.

Monseigneur Akio Johnson Mutek, évêque auxiliaire du diocèse de Torit, dans le sud du Soudan n’est pour sa part pas surpris par les aveux du président. «Je n’ai jamais eu de doutes sur cette histoire: il était évident depuis des années que les rebelles de la LRA étaient soutenus par le gouvernement de Khartoum, on le savait déjà.», a-t-il indiqué. Pour le prélat, Khartoum a toujours utilisé les rebelles du LRA comme force de dissuasion face à l’Armée de Libération Populaire du Soudan (SPLA). Ils bénéficient également du soutien du gouvernement ougandais, bien que le Soudan et l’Ouganda s’accusent réciproquement. (apic/misna/cm)

3 juillet 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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