Rome: Le cardinal Martins avoue sa passion pour le football dans «30 Giorni»

Et dénonce le business qui menace le milieu du ballon rond

Rome, 19 juillet 2002 (APIC) Le cardinal portugais José Saraiva Martins dévoile sa passion pour le ballon rond dans un long entretien à paraître dans le mensuel italien «30 Giorni» du mois d’août. Le préfet de la Congrégation pour les causes des saints fait en outre part de ses craintes en constatant que les joueurs sont «de la marchandise à négocier».

Apprécié pour ses qualités de théologien, le cardinal Saraiva Martins est également connu, dans le bureau du Vatican chargé de ’fabriquer des saints’, pour sa passion envers le football.

«Enfant, j’étais supporter du Sporting club de Lisbonne, l’équipe qui gagnait le plus de matchs au Portugal», confie-t-il. «En arrivant à Rome en 1953, j’ai tout de suite été pris de sympathie pour la Lazio ­ l’équipe romaine adverse de l’AS Roma, ndlr -, parce qu’à l’époque, elle semblait être la plus faible entre les deux équipes concurrentes». Aujourd’hui, même si ces différences n’existent plus, le cardinal continue d’être fidèle des «blanc et bleu».

Interrogé sur la ’théologie» du sport, le prélat affirme par ailleurs que «le foot est sans aucun doute l’un des sports les plus beaux et les plus complets». Il dénonce toutefois le danger du «business» qui menace le milieu du ballon rond. «Les joueurs ne semblent plus être seulement des athlètes, mais de la marchandise à négocier», déplore-t-il.

Comportements anormaux des arbitres au mondial

Faisant ensuite allusion au récent mondial qui s’est déroulé au Japon et en Corée, le préfet de la Congrégation pour les causes des saints critique l’appréciation «plutôt négative» de la part des médias qui a fini, selon lui, «par nuire aux équipes de certains pays» comme la France ou l’Italie. Il reconnaît en outre qu’il y ait eu «des comportements anormaux de la part des arbitres».

Enfin, à propos des gestes à caractère religieux souvent constatés sur les terrains de football, le cardinal Saraiva Martins affirme «qu’il faut respecter la liberté des personnes, même si ces gestes expriment leurs convictions religieuses». (apic/imedia/bb)

19 juillet 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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