Le départ des JMJ a été donné, dans l’attente du pape
Toronto: Jean Paul II a entamé son périple de 10 jours
Montréal, 23 juillet 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II a entamé mercredi son 97ème voyage hors d’Italie. Un périple de 10 jours qui le mènera au Canada, au Guatemala et au Mexique, soit près de 22’000 kms. Le pape est attendu à 13 heures à Toronto (19 heures en Suisse) où il participera jusqu’à dimanche à la 17ème édition des Journées mondiales de la jeunesse. Quelque 200’000 jeunes, dont 700 Suisses et 8’000 Français, de 170 pays participent à l’événement, soit près de 500’000 de moins que les chiffres initialement avancés par les organisateurs, dans leur projection faits il y a deux ans.
Lundi 22 juillet, le cardinal James Francis Stafford, président du Conseil pontifical pour les laïcs, a ouvert ces JMJ par une conférence de presse en rappelant l’esprit de ces journées: «Les jeunes sont le vrai sujet des JMJ». «Ne vous intéressez pas à nous (les évêques et cardinaux). Le vrai sujet, ce sont les jeunes. Ecoutez les, faites les parler de ce qu’ils pensent réellement», a-t-il lancé aux journalistes.
Pendant ce temps, les jeunes du monde entier, hébergés par des familles d’accueil dans les diocèses canadiens de l’Atlantique au Pacifique, ont convergé lundi vers Toronto, partis de Montréal, Halifax, Calgary ou Vancouver. La majorité des jeunes viennent du Canada, des Etats-Unis, mais aussi d’Europe et du reste du monde.
Ce n’est que jeudi que les jeunes auront le premier contact avec Jean Paul II lors d’une cérémonie d’accueil. Auparavant, le pape, âgé de 82 ans, se reposera trois jours sur l´île aux fraises (Strawberry island).
Le pape, dont les rencontres avec les autorités fédérales et provinciales ont été réduites au strict minimum, comme pour le reste de son périple, retrouvera les jeunes samedi pour une veillée de prières inspirée du thème des JMJ 2002: «Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde», avant de célébrer dimanche la messe de clôture des JMJ et de s’envoler lundi pour le Guatemala où comme au Mexique, deux jours plus tard, où il procédera à une canonisation.
Jean Paul II s’est préparé physiquement à ce déplacement en se reposant dans sa résidence d’été de Castelgandolfo près de Rome depuis début juillet, sur les conseils de ses médecins. «Si Dieu le veut, je partirai après demain (mardi) pour rencontrer les jeunes qui, venus du monde entier, convergent vers Toronto. Je viens prier avec eux, partager leur joie et faire avec eux une enrichissante expérience de la foi», a déclaré dimanche le pape qui est apparu en assez bonne forme.
JMJ en chiffres
Trois millions d’hosties pour les besoins liturgiques ont été prévues, par les organisateurs, ainsi que quelque 752 litres de vin et 4’000 ciboires pour les messes, célébrées par 2’000 prêtres et 500 évêques ou archevêques.
Quelque 130 églises ont été retenues, auxquelles s’ajoutent sept immenses salles, dont le parc d’expositions près du lac Ontario où se tient une grande partie des événements. Comme pour les précédentes éditions des JMJ, les bénévoles jouent un rôle important. Entre 15’000 et 20’0000 sont impliqués dans l’organisation.
Les pèlerins coucheront pour la grande majorité dans l’une des 395 écoles réquisitionnées, ou l’un des 200 centres communautaires ou bases militaires mis à leur disposition tandis que 40’000 jeunes seront hébergés dans des familles. Plus de 12’000 chambres d’hôtel ont également été réservées. Le contingent de jeunes catholiques le plus important provient des Etats-Unis, avec 55’000 inscrits. 5’000 à 7’000 cars ont été prévus pour le transport d’une partie d’entre eux.
Chiffres encore: au cours de la semaine, plus de 3,5 millions de repas seront servis. Sans compter les 1,5 million de pommes, le million de petits pains, les 200’000 boîtes de thon, 61’000 kilos de jambon et saucisses, les 200’000 paquets de fruits secs et les 200’000 sandwichs à la dinde et au fromage.
Au total, quelques 4’000 représentants des médias sont accrédités pour ce grand rendez-vous des jeunes catholiques de 16 à 35 ans.
Aides publiques
Pour aider au financement de ces JMJ, qui risquent fort de se solder par un important déficit, les pouvoirs publics canadiens, soit l’Etat fédéral, la province de l’Ontario et la ville de Toronto, ont mis la main à la poche et versé un total de 3,8 millions de dollars canadiens (2,5 millions de dollars), somme à laquelle s’ajoute un prêt sans intérêt d’un million (650’000 dollars).
Ville et province investiront aussi en transports et en heures supplémentaires pour le personnel de la police ou sanitaire. L’une et l’autre espèrent cependant un retour de leur investissement avec une injection de quelque 100 millions de dollars EU dans l’économie locale.
De leur côté, les organisateurs tentent de trouver de nouvelles sources de revenus. Pas simple. Les prix, chers les Jeunes du Sud, ont été particulièrement dissuasifs dans le cadre des inscriptions de ces 17ème JMJ. Pas seulement pour les jeunes du Sud. Le coût élevé du voyage, 1’000 euros pour venir d’Europe, ont eu raison de beaucoup d’enthousiasme. Quant aux commerçants de Toronto, eux, ils affichent un sourire. A commencer par les hôteliers. Les chambres, réservées en bloc par les JMJ dans les hôtels du centre ville de Toronto, ont été proposées à des tarifs bien supérieurs à la normale. (apic/Pierre Rottet, avec les agences)




