Australie: Mgr Pell se défend d’avoir minimisé les affaires de pédophilie

Des propos cités «hors contexte»

Sydney, 2 août 2002 (APIC) L’archevêque de Sydney, Mgr George Pell, s’est défendu d’avoir minimisé les affaires d’abus sexuels commis par des prêtres. De retour au pays, le chef de l’Eglise catholique australienne a déclaré le 2 août que le «Toronto Globe and Mail» a cité ses propos «hors contexte». Lors des JMJ, le prélat aurait déclaré que le problème de l’avortement était plus grave que celui de la pédophilie.

Mgr Pell, de retour des JMJ, a qualifié de «grand mal» les abus sexuels d’enfants, en particulier de la part de gens à qui l’on devait normalement faire confiance comme des prêtres. «Suggérer que ces brèves remarques visaient à minimiser la question des abus sexuels ou détourner l’attention est absurde», a-t-il dit dans un communiqué, ajoutant que les cas de pédophilie impliquant des prêtres représentaient «un énorme scandale moral».

Lors des JMJ, l’archevêque de Sydney voulait souligner qu’il existait d’autres scandales moraux qui suscitent moins d’attention des médias, comme l’avortement, qu’il considère comme une «destruction de la vie humaine».

La déclaration de Mgr Pell avait suscité une vague de remous en Australie, où le dirigeant de l’opposition travailliste, Simon Crean, avait demandé des explications à l’Eglise catholique, en affirmant que l’on ne devait pas chercher d’excuses aux prêtres pédophiles. Les représentants de l’Eglise avaient refusé de commenter les propos de leur responsable avant son retour de Toronto. Mgr Pell a été accusé en Australie d’avoir couvert des abus sexuels sur des enfants. (apic/ag/bb)

2 août 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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