Persona non grata pour plaire à la Chine

Cambodge: Le dalaï-lama ne sera pas reçu au sommet bouddhiste mondial, en décembre

Phnom Penh, 9 août 2002 (APIC) Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains n’est pas le bienvenu au Cambodge. Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a indiqué vendredi que sa présence n’était pas souhaitée dans le cadre du sommet bouddhiste mondial prévu au début décembre.

«Nous ne recevons ici que les moines de Chine», a déclaré Hun Sen à la presse, «tous les moines envoyés par la Chine seront accueillis ici». Environ 100 hauts dignitaires bouddhistes de 16 pays se réuniront au Cambodge avec un millier de fidèles pour le sommet.

La Chine ne voit pas d’un bon oeil un pays étranger recevoir le dalaï-lama, qui vit en exil en Inde depuis sa fuite du Tibet, à la suite de l’occupation de ce pays en 1951 par les troupes chinoises.

La Chine voisine consent de gros investissements au Cambodge et entretient des relations amicales de longue date avec le roi Norodom Sihanouk, actuellement en Chine pour des soins médicaux. Ce qui, sans doute, explique la décision gouvernementale de déclarer persona non grata au chef spirituel des Tibétains. (apic/ag/pr)

9 août 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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