Les laïcs n’ont pas le droit de vote dans les Conseils pastoraux
Rome: Le pape met en garde les évêques brésiliens contre la confusion entre prêtres et laïcs
Rome, 22 septembre 2002 (APIC) Jean Paul II a une nouvelle fois mis en garde contre la confusion des fonctions entre prêtres et laïcs et les «graves abus» qui se sont développés dans les années suivant le Concile Vatican II. Recevant samedi en visite «ad limina» à Rome les évêques brésiliens de la région du Mato Grosso, le pape a également rappelé que les laïcs n’ont pas le droit de vote délibératif dans les Conseils pastoraux, qu’ils soient paroissiaux ou diocésains.
Lors de l’audience accordée le 21 septembre à un nouveau groupe d’évêques brésiliens en visite «ad limina» (sur les tombes des apôtres) au Vatican, Jean Paul II les a invité à réfléchir sur «l’identité propre et la dignité commune» des laïcs, des prêtres et des religieux. Il a demandé que l’on évite que des laïcs réalisent durant la liturgie des fonctions qui relèvent exclusivement du sacerdoce ministériel, car seul le prêtre agit spécifiquement «in persona Christi capitis». Il faut ainsi éviter la récitation indiscriminée et commune de la prière eucharistique, la prononciation d’homélies par les laïcs, la distribution de la communion par les laïcs tandis que les prêtres s’en exemptent, etc.
Le Conseil pastoral ne peut se comprendre comme organe représentatif des fidèles
La «confusion des fonctions», a rappelé Jean Paul II, peut se transformer en «pratiques abusives» qui trouvent leurs racines dans «des erreurs doctrinales». Evoquant les situations de «cléricalisation des laïcs», il rappelle par ailleurs que les Conseils pastoraux diocésains bénéficient d’un vote qui doit rester «consultatif» et non pas «délibératif» et que seuls les évêques sont habilités à prendre des décisions définitives en ce qui concerne la vie du diocèse. «On évitera, explique le pape, que l’action du Conseil pastoral se comprenne, de manière imposée, comme organe représentatif ou comme porte-parole des fidèles du diocèse».
Le pape insiste par ailleurs sur la promotion nécessaire du diaconat permanent pour les hommes mariés tout en invitant les évêques à faire en sorte qu’il n’y ait pas «d’ambiguïté» sur les fonctions. Il reconnaît que la collaboration du diacre permanent, spécialement là où il y a manque de prêtres, est sans aucun doute d’un grand bénéfice pour la vie ecclésiale, mais son rôle est et sera toujours limité par les prescriptions du droit, car il revient aux prêtres d’exercer le plein pouvoir ministériel. Il faut ainsi éviter le risque de confusion auprès des fidèles, qui peut se produire en particulier durant les célébrations liturgiques, insiste Jean Paul II. Pour faire face à ce problème, les évêques brésiliens sont invités à stimuler la pastorale des vocations auprès des jeunes, tout en leur expliquant le sens du célibat sacerdotal «réel et définitif». (apic/imedia/be)




