Intervention de Mgr Kurt Koch

Fribourg: Colloque international à l’Université sur la prière dans l’Eglise

Fribourg, 1er octobre 2002 (APIC) Un colloque international sur la liturgie des heures se tient à l’Université de Fribourg du 30 septembre au 2 octobre. Organisé par l’Institut de liturgie, cette rencontre, intitulée «Prière humaine – Eglise en prière», se propose d’examiner la place et l’avenir de la prière dans l’Eglise et la société. Elle réunit une soixantaine de participants, dont Mgr Kurt Koch évêque de Bâle.

Les participants, germanophones et francophones, proviennent de Suisse, d’Allemagne, de France et d’Autriche. L’état et l’avenir de la liturgie des heures constituent le fil conducteur de leur rencontre.

Inaugurant le colloque, l’évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch, a expliqué la crise actuelle de la prière par la perception moderne du temps, marqué par la fonctionnalité et le rendement. Il a également souligné le décalage entre le fonctionnement de la société et la pratique de la prière. Alors que la société repose sur l’agir humain, la prière prend sa source en Dieu, estime Mgr Koch. Il a encore remarqué que la conception moderne de Dieu, héritée de la philosophie des Lumières, tend à évacuer la notion d’un Dieu agissant et personnel pour faire place à un théisme froid.

En réaction à cette situation, Mgr Koch rappelle le sens de la prière chrétienne, qui est action de grâce et source de sanctification. Dans ce même ordre d’idées, le professeur de théologie Angelus Häussling, du couvent bénédictin de Maria Laach en Allemagne, dénonce les fausses conceptions de la prière dans la liturgie des heures.

Eviter la dérive élitiste

Le Père Häussling estime que la pratique de l’office divin ne doit pas être comprise comme réservée à une élite ou comme un simple acte d’obéissance ecclésiale. Son rôle est «d’initier la foi» et les communautés religieuses doivent avoir le souci de rendre leurs liturgies accueillantes, souligne le moine bénédictin. Il considère également qu’il est important d’adapter la pratique aux conditions de la vie moderne, si l’on veut éviter les dérives élitistes.

Pour une généralisation de la liturgie des heures

Le théologien réformé Bruno Bürki attire l’attention sur le développement de la liturgie des heures dans les milieux protestants, comme dans la Communauté de Grandchamp, ou oecuménique, comme à Taizé. Il estime que la généralisation d’une pratique orante en communauté serait favorable à une vie d’Eglise plus pleine.

Le colloque se poursuit par la tenue d’ateliers qui abordent des approches catholiques, protestantes et orthodoxes. Il se conclura mercredi 2 octobre par l’intervention de Martin Klöckener, professeur de théologie à l’Université de Fribourg (apic/com/sh)

1 octobre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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