Les paramilitaires réclament de l’argent à l’Etat
Guatemala: Manifestations des groupes de droits d’autodéfense
Ciudad de Guatemala, 3 octobre 2002 (APIC) Pour la seconde journée consécutive, des milliers d’anciens paramilitaires des PAC (Patrouilles d’Autodéfense Civile) ont bloqué mercredi la circulation dans les deux sens sur les routes conduisant aux départements d’Izabal et de Petén.
Les anciens paras, dont beaucoup sont encore actifs au sein de groupes d’escadrons de la mort, réclament des compensations de la part du gouvernement, «pour avoir servi» durant la guerre civile.
Des dizaines de camions transportant des produits de première nécessité et des produits combustibles sont immobiles sur les principales voies de communication de la région tandis que des familles entières d’automobilistes attendent en bordure de route le dégagement de la voie.
Les anciens paramilitaires, actifs durant la guerre civile (1960-1996), exigent du gouvernement central une compensation de 2’500 dollars par tête pour le service rendu à la patrie. «Pas question, ils ne seront pas indemnisés» a sèchement répliqué le porte-parole du président Alfonso Portillo, Byron Barrera. «Ils doivent négocier car leur comportement n’est pas justifié».
Barrera a ajouté que les manifestants seraient poursuivis en justice pour avoir paralysé les deux départements. Il y a quelques mois, Portillo avait accepté la requête des ex-PAC, en dépit des protestations de l’opposition et des associations de défense des droits de l’Homme, sans préciser le montant de la compensation. Officiellement démantelées suite aux accords de paix de 1996, les PAC sont jugées responsables de graves violations des droits humains. (apic/misna/pr)




