Le Vatican pourrait rendre son avis entre le 14 et 18 octobre
Rome: Normes juridiques des évêques des Etats-Unis sur les cas d’abus sexuels
Rome, 8 octobre 2002 (APIC) Le Vatican pourrait rendre son avis sur les normes juridiques rédigées par les évêques des Etats-Unis dans le cadre des scandales d’abus sexuels impliquant des prêtres, durant la semaine du 14 au 18 octobre. Soit au cours de la visite que fera à Rome le président de la conférence épiscopale des Etats-Unis, Mgr Wilton D. Gregory. Ce dernier se rendra au Vatican en compagnie du secrétaire et du sous-secrétaire de la Conférence.
Si Mgr Wilton D. Gregory se rend à Rome dans un cadre habituel, celui d’une rencontre bisannuelle avec les différents dicastères du Vatican, le Saint- Siège devrait profiter de cette occasion pour présenter sa réponse, attendue depuis le début du mois de septembre.
Le fait de la présenter en présence du président de la Conférence épiscopale est à interpréter comme une démonstration d’unité entre les deux parties, surtout s’il y a des modifications à apporter au texte, ce qui semble bien être le cas.
Une conférence de presse pourrait être organisée à la fin de la semaine pour rendre publique la décision qui aura été prise par les dicastères concernés dans cette affaire: la secrétairerie d’Etat, la congrégation pour la doctrine de la foi, la congrégation pour les évêques, la congrégation pour le clergé et le conseil pontifical pour les textes législatifs.
Modifications à l’horizon
Au Vatican, on affirme que la réponse à donner aux évêques des Etats-Unis devra tenir compte de deux facteurs. Les normes juridiques qui accompagnent la «Charte pour la protection des enfants et des jeunes», rédigées à Dallas en juin dernier, doivent être retravaillées sur plusieurs points. Mais le Vatican doit agir avec prudence et délicatesse de manière à ne pas faire perdre la face à des évêques qui ont voté pour «un texte rédigé à la hâte, sous la pression des médias».
Les modifications essentielles à apporter pourraient concerner la définition de la faute en elle-même qui implique la démission de l’état clérical du prêtre ou du religieux accusé. Une plus grande précision serait souhaitée dans ce domaine. Par ailleurs, le Vatican souhaiterait aussi accorder plus de protection aux clercs au cours de leur procès et protéger la relation qui unit l’évêque à son prêtre. (apic/imedia/pr)




