Des milliers de personnes s’y réfugient

Côte d’Ivoire: Eglises et monastères accueillent des populations civiles

Bouaké, 18 octobre 2002 (APIC) Plus de mille personnes ont trouvé refuge dans une église et un monastère situés dans la région de Bouaké, alors que des boutiques de commerçants musulmans ont été pillées jeudi dans cette partie de Côte-d’Ivoire.

Depuis le début des troubles en Côte-d’Ivoire, le 19 septembre dernier, des missions catholiques et églises locales accueillent quotidiennement des populations civiles qui fuient les affrontements entre soldats et rebelles.

A Daloa, une grande ville à l’ouest du pays, considérée comme la capitale du cacao, des centaines de populations civiles fuient la localité. Celle-ci a été le théâtre de violents combats en début de semaine, entre les troupes gouvernementales et les militaires entrés en rébellion qui l’ont contrôlé pendant 48h. La ville a ensuite été reprise par les soldats gouvernementaux qui, depuis lors, effectue des contrôles musclées dans les quartiers de la ville.

Les populations civiles fuient ces exactions. La plupart d’entre elles retournent dans leurs villages d’origine, situés dans un périmètre d’une cinquantaine de km autour de Daloa. Ceux qui n’ont pas où aller se regroupent dans des centres.

Une religieuse confirme

Des milliers de personnes qui ont échappé aux violences ont trouvé refuge dans la Mission Sainte Thérèse des Salésiens et des Filles de Marie- Auxliatrice, à Duékoué, une localité située à 500 km de la capitale, Abidjan, indique pour sa part l’Agence Vidimus Dominum. D’après les informations de soeur Vilma Tallone, Inspectrice de l’Afrique de l’Ouest, qui se sont propagées à travers le Chapitre général en cours à Rome, plus de 5’000 personnes (hommes, femmes et enfants) ont pris la fuite et ont trouvé refuge chez les religieux et les religieuses.

Il s’agit d’agriculteurs, originaires des pays voisins, depuis des années immigrés en Côte-d’Ivoire, et maintenant secoués par la situation difficile.

Toujours selon la même religieuse, la Croix Rouge Internationale a rejoint la petite ville avec deux grands camions pleins de vivres, qui peuvent assurer la nourriture pendant deux semaines environ. «On est parvenu également à obtenir la présence quotidienne d’un médecin, et les communautés des Salésiens et des Filles de Marie-Auxliatrice, malgré l’état d’urgence, assurent le déroulement des leçons à l’école professionnelle en adoptant un horaire réduit, ainsi que l’accueil des jeunes filles à l’internat». (apic/ibc/vd/pr)

18 octobre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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