Ne pas réduire l’activité pastorale à la dimension temporelle
Rome: Jean Paul II reçoit le 6ème groupe de prélats brésiliens en visite Ad limina
Rome, 20 octobre 2002 (APIC) Jean Paul II a insisté sur la nécessité de ne pas réduire l’action pastorale à la dimension temporelle et terrestre, en recevant un groupe d’évêques brésiliens au Vatican, le 19 octobre. C’était le sixième groupe de prélats du Brésil, venus dans le cadre de leurs visites Ad limina qui s’étendent jusqu’en février prochain.
Les visites ad Limina des évêques brésiliens sont réparties en plusieurs groupes en raison le nombre important. Le Brésil est la plus grande nation catholique du monde.
Rappelant que la région de Maranhao au nord-est du pays, d’où venaient ce groupe d’évêques fut une des premières à être évangélisées au Brésil, dans la moitié du 17ème siècle, Jean Paul II a invité les prélats à être des modèles pour la société brésilienne.
Le pape a souligné les nombreux risques qui menacent aujourd’hui cette société, en particulier «l’existence de lois qui exercent une forte influence sur la pensée et sur le comportement des hommes, et qui ne tiennent pas compte du fondement moral chrétien de la société». Il a insisté pour que les évêques ne réduisent pas leurs actions pastorales «à la dimension temporelle et terrestre».
La spiritualité doit accompagner les oeuvre matérielles
«Vous devez annoncer par la parole, sans laquelle la valeur apostolique des bonnes actions se perd», a-t-il lancé. «Vous devez annoncer avec des oeuvres de charité, témoignages de la foi, mais sans oublier que les oeuvres de miséricorde spirituelle doivent toujours accompagner les oeuvres matérielles», a ajouté Jean Paul II.
Le pape a alors encouragé les évêques à concentrer particulièrement leurs efforts en faveur des jeunes, qui représentent la moitié de la population de l’Etat du Maranhao. «Ayez une attention particulière pour la formation de leur conscience morale», a-t-il précisé.
En conclusion, Jean Paul II a demandé aux prélats brésiliens de ne «jamais se laisser vaincre par la fatigue ou par le découragement». «C’est vrai que les urgences pastorales sont nombreuses, mais les ressources humaines et spirituelles sur lesquelles vous pouvez compter sont importantes», a-t-il conclu. (apic/imedia/bb)




