Quatre jours pour parler de reconstruction et de sécurité

Thaïlande: Nouveau round de négociations entre le gouvernement sri lankais et les Tigres

Bangkok, 1er novembre 2002 (APIC) Le second round de négociations entre le gouvernement du Sri Lanka et les rebelles des Tigres Libérateurs de l’Eelam Tamoul (LTTE), sensé marquer un nouveau progrès dans le processus de paix, s’est ouvert jeudi en Thaïlande.

La délégation gouvernementale, au sein de laquelle figure le ministre des Affaires Etrangères G.L.Peiris, et celle des Tigres, emmenée par Anton Balasingham, sont arrivées mercredi dans la ville de Nakhon Pathom, à 56 kilomètres à l’ouest de Bangkok, à bord du même vol. Un geste qui démontre la réelle volonté des parties de trouver une entente, estime l’Agence missionnaire Misna.

Ce nouveau rendez-vous, d’une durée de 4 jours, sera centré sur les problèmes de la sécurité et de la reconstruction, liés à un conflit de 19 ans qui a tué 65’000 personnes. Les parties parleront également de la conférence des donateurs qui devrait se tenir le 25 novembre prochain à Oslo, la capitale norvégienne.

Depuis plusieurs années, la Norvège joue un rôle de médiation dans le conflit qui a ensanglanté le nord et l’est du Sri Lanka. Le premier sommet entre le LTTE et l’exécutif cinghalais, tenu du 16 au 18 septembre dans la ville portuaire thaïlandaise de Sattahip, a eu des résultats positifs. Les Tigres ont renoncé à la requête d’un Etat autonome dans les régions du nord et de l’est en échange de l’autonomie administrative.

De religion hindoue, les rebelles du LTTE ont déclenché en 1983 leur guerre contre la majorité d’ethnie cinghalaise et de religion bouddhiste, pour garantir un Etat autonome aux tamouls sri-lankais qui descendent de l’Inde méridionale et habitent depuis près de 2000 ans dans le nord et dans l’est du Sri Lanka.

Ces derniers ne doivent pas être confondus avec les tamouls indiens, transférés de force au 19ème siècle de l’Etat indien du Tamil Nadu aux régions centrales du Sri Lanka par les colonisateurs britanniques pour cultiver les luxuriantes plantations de thé. Les rapports entre les tamouls du Sri Lanka et les cinghalais ont toujours été tendus et ont dégénéré en un véritable conflit il y a près de 20 ans.

La présidente Chandrika Kumaratunga n’est pas parvenue ces dernières années à «dompter» la guérilla ainsi qu’elle en avait l’intention. Des progrès décisifs dans le dialogue ont toutefois été accomplis par Ranil Wickremesinghe, placé au poste de Premier ministre après les élections du 5 décembre 2001. (apic/misna/pr)

1 novembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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