Eviter l’implantation du groupe Al-Qaïda
Gambie: Contrôle accru sur les visites islamistes dans le pays
Banjul, 10 novembre 2002 (APIC) Le gouvernement gambien a demandé aux organisations islamiques de lui fournir désormais les listes de leurs membres étrangers. Il souhaite contrôler les entrées et sorties dans le pays, à plus de 65% musulmans. C’est pour éviter, a-t-il dit, l’implantation de réseaux islamistes qui pourraient appartenir au groupe Al- Qaïda.
C’est le ministre, de l’Intérieur, Ousmane Badji, qui l’a annoncé aux membres du Conseil Supérieur Islamique (Csi), mardi 5 novembre 2002, qu’il recevait, à l’occasion du début du mois de jeûne musulman. Il leur a réclamé de communiquer à ses services, pour contrôle, les noms de leurs visiteurs étrangers, ainsi que ceux des institutions islamiques dont les responsables séjournent actuellement dans le pays, a rapporté l’AFP.
Pour leur part, les dignitaires musulmans ont souhaité la fermeture des lieux de réjouissance populaire: bars, dancings et vidéo-clubs, qu’ils considèrent comme des lieux de débuche ou de perversion. A défaut de leur fermeture, ils ont suggéré leur transfert hors de la ville de Banjul, la capitale. L’état, a promis le ministre de l’Intérieur, va réviser la loi sur l’ordre public afin de mieux combattre la prostitution et de mettre de l’ordre dans les activités des boîtes de nuit. Le chef de l’état gambien, Yaya Jammeh, a récemment dénoncé l’immoralité grandissante dans son pays. Il a lancé un ultimatum aux propriétaires des locaux de divertissement, leur fixant un délai de deux mois pour faire expulser les exploitants qui ont fait de ces lieux des maisons closes. (apic/ibc/bb)




