La question des réfugiés au coeur du discours de Jean Paul II
Rome: Le nouvel ambassadeur de Bosnie-Herzégovine reçu par le pape
Rome, 1er décembre 2002 (APIC) La question des réfugiés ainsi que la reprise économique après des années de conflits sont les deux points principaux abordés par le pape Jean Paul II dans son discours adressé au nouvel ambassadeur de Bosnie-Herzégovine auprès du Saint-Siège, Ivan Misic, qui a présenté samedi ses lettres de créances. Le nouvel ambassadeur a pour sa part insisté sur le désir de son pays de parvenir à un accord de base avec le Saint-Siège sur plusieurs points concernant le domaine religieux.
«Bien que la guerre soit terminée depuis presque sept ans déjà, on ne voit malheureusement toujours pas de solutions concrètes pour résoudre le drame des nombreux réfugiés et exilés désireux de rentrer dans leur maison» a affirmé le pape, faisant allusion en particulier «aux populations en attente de pouvoir rentrer dans les régions de Banja Luka et de Bosanska Posavina».
Le pape a encouragé le nouveau gouvernement bosniaque qui sera mis en place suite aux élections du mois d’octobre dernier – à «réparer et corriger les injustices commises par le biais d’interventions politiques et économiques opportunes aussi bien au niveau local qu’institutionnel» et à «ne pas favoriser des situations qui semblent récompenser les résultats obtenus par la violence au détriment des personnes désarmées».
Alors que les armes se sont tues en Bosnie suite aux accords de Dayton de 1995, Jean Paul II prône une «vraie réconciliation et un pardon sincère» afin de «libérer les coeurs de toute rancoeur et de toute vengeance» dans ce pays multiéthnique, multiculturel et multireligieux.
Pour le pape, «la reprise économique pourrait apporter la sérénité et la confiance aux populations», dans une «démocratie authentique», basée sur le respect et la dignité de la personne.
Dans son long discours, le pape n’a pas oublié de rappeler sa visite à Sarajevo en avril 1997. Il a également appelé «les pays du Vieux continent ainsi que la Communauté internationale» à «offrir les aides nécessaires pour appuyer les programmes destinés à faire participer la Bosnie Herzégovine, tout comme les pays du Sud-Est de l’Europe, aux processus d’intégration européenne et mondiale».
La Bosnie entend bien faire partie dans un futur proche de l’Union européenne, mais aussi de l’OTAN et de l’Organisation Mondiale du Commerce.
Pour sa part, le nouvel ambassadeur a insisté sur le désir de son pays de parvenir à un Accord de base avec le Saint-Siège, en particulier suite à la récente proposition de loi du Conseil interreligieux de la Bosnie Herzégovine sur la liberté religieuse et le statut juridique des communautés religieuses présentes sur le territoire. (apic/imedia/pr)




