1.1.1.1 Appel aux religions pour la paix

Rome: 25ème voeux de Jean Paul II à la curie romaine

Rome, 22 décembre 2002 (APIC) Face aux conflits sanglants et aux dangers du terrorisme, le pape Jean Paul II a appelé samedi les religions à s’engager pour la paix, notamment en Terre Sainte. Pour la 25ème fois de son pontificat, Jean Paul II s’est adressé à la curie le 21 décembre afin de lui transmettre ses voeux et de reprendre avec elles, les points importants qui ont jalonné l’année 2002. C’est le nouveau doyen des cardinaux, le cardinal Josef Ratzinger qui a offert les voeux au pape, au nom de la curie.

Jean Paul II a souligné combien le visage du Christ était encore souffrant «en raison des conflits qui ensanglantent le monde et ceux qui menacent d’exploser avec une virulence renouvelée». Pour lui, «la situation reste emblématique en Terre Sainte, mais d’autres guerres ’oubliées’, ne sont pas moins dévastatrices».

Faisant allusion au message de Noël de Pie XII, le 24 décembre 1942, le pape a précisé que les valeurs sur lesquelles avait insisté son «vénérable prédécesseur», sont encore les mêmes aujourd’hui : «la reconnaissance des droits de l’homme inaliénables» et «la coopération solidaire et généreuse de tous à la construction du bien commun». Jean Paul II, déplorant les atteintes croissantes portées à l’environnement, a rappelé que la sauvegarde de la création était une obligation pour l’Eglise catholique et une tâche particulière pour l’oecuménisme.

Evoquant justement le dialogue oecuménique, Jean Paul II n’a pas caché «les nombreux motifs d’amertume», mais a insisté sur le fait qu’il faut «plus regarder les lumières que les ombres». Il a ainsi rappelé la visite d’une délégation de l’Eglise orthodoxe de Grèce en mars 2002 et la visite du patriarche orthodoxe de Roumanie en octobre. A propos du rapprochement entre les deux Eglises, le pape a affirmé que «la confiance en Dieu ne dispense pas de l’engagement personnel» et que pour cela, il est surtout nécessaire d’intensifier «l’oecuménisme de la prière et de la sainteté».

Parmi les événements marquants de cette année qui s’achève, le pape Jean Paul II a mentionné la rencontre pour la paix d’Assise le 24 janvier dernier, la participation à la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) à Toronto, qui lui a redonné «de nouvelles forces», ainsi que les béatifications prononcées au Guatemala et au Mexique, sans oublier le voyage dans son pays natal, en août en Pologne. Outre de grands événements oecuméniques, comme la visite au Vatican du patriarche Teoctiste, chef de l’Eglise orthodoxe de Roumanie, le pape a encore relevé les canonisations du Padre Pio de Pietralcina et du fondateur de l’Opus Dei, Josémaria Escriva de Balaguer, marquis de Peralta.

Dans son discours prononcé peu avant, le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a souligné combien l’année 2002 avait été «une année de bénédiction et une année de préoccupation», durant laquelle «a été expérimentée la puissance du péché qui menace l’homme et le monde». Le doyen des cardinaux a mis en valeur la Lettre Apostolique de Jean Paul II sur le rosaire. «A travers ce document, a-t-il ainsi affirmé, vous nous faites participer à votre vie intérieure et vous nous montrez à quelle fontaine vous vous abreuvez pour poursuivre, jour après jour, votre ministère de l’unité». (apic/imedia/cic/be)

22 décembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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