Indépendamment de l’intégration européenne
Pologne: Le cardinal Glemp réclame le maintien de la législation polonaise sur l’avortement
Varsovie, 30 décembre 2002 (APIC) Le cardinal Joseph Glemp, archevêque de Varsovie, demande que l’Union Européenne autorise la Pologne à conserver sa propre législation sur l’avortement. Il s’oppose ainsi au ministre polonais des Affaires étrangères, qui estime qu’une telle clause n’est pas nécessaire dans le processus d’adhésion.
En rupture avec l’époque communiste, la Pologne n’autorise l’avortement que pour sauver la vie de la mère ou préserver sa santé physique ou mentale. Le gouvernement, qui compte sur l’appui de l’Eglise dans la campagne d’adhésion à l’Europe, devrait traiter le sujet avec beaucoup de prudence, selon l’analyse de la BBC.
Le résultat du référendum de juin 2003 sur l’adhésion de la Pologne s’annonce en effet particulièrement serré. Les paysans sont notamment opposés à l’adhésion. Une fois dans l’Europe, ils recevraient des subsides inférieurs à leurs concurrents de l’ouest.
Quant au cardinal Glemp, il déclare que l’Eglise est favorable à l’intégration européenne sur le principe de fond, mais «demeure ouverte d’esprit sur sa manifestation technique», à savoir adhérer à l’Union Européenne. Il demande cependant aux prêtres polonais de ne pas militer ouvertement pour ou contre cette adhésion.
Exception accordée à Malte et l’Irlande
Parmi les pays candidats à l’intégration européenne, Malte bénéficie pour la durée des négociations d’une clause lui permettant de conserver sa législation interdisant l’avortement. L’Irlande, pour sa part, a le droit, selon le protocole 17 du Traité de Rome, de conserver sa législation restrictive sur l’avortement indépendamment de toute ingérence européenne.
Bien que l’Europe n’ait pas de loi contraignante sur l’interruption volontaire de grossesse, le parlement européen a adopté en 2002 une résolution préconisant sa légalisation dans tous les Etats membres. (apic/bbc/sh)




