Rome: Le Vatican souhaite sortir de l’ombre son système judiciaire
«En matière de justice, le Vatican n’a rien à cacher»
Rome, 8 janvier 2002 (APIC) Le Vatican n’»a rien à cacher en matière de justice», a déclaré Nicola Picardi, procurateur de justice – équivalent du procureur général – dans son discours prononcé le 8 janvier dans le cadre de l’ouverture de l’année officielle du tribunal d’Etat de la Cité du Vatican.
Le Vatican, le plus petit Etat du monde, est paradoxalement l’un des pays au taux de délits parmi les plus élevés du monde, selon le rapport du «procureur général» Nicola Picardi, présenté mercredi au siège du Tribunal de l’Etat pontifical. La faute aux millions de touristes, puisque que la majorité de ces délits sont des vols dont sont victimes les millions de touristes venus visiter la basilique Saint-Pierre et les musées du Vatican. 90% ne sont pas élucidés.
Lors de l’inauguration de la 74ème année judiciaire – pour la première fois en public – il a indiqué que les vols, appropriations illicites, escroqueries et outrages à officiers civils ou ministériels étaient, dans l’ordre, les délits commis le plus fréquemment en 2002.
En 2002, le nombre de procès a énormément augmenté: les magistrats du pape ont dû se pencher sur un chiffre record de 239 procès, au point que dans 110 cas, aucun jugement n’a pas encore été prononcé.
La justice vaticane avait été confrontée en moyenne à 118 procès entre 1998 et 2001 et à 138 procès de 1972 à 1992.
Le cardinal secrétaire d’Etat, Angelo Sodano, avait auparavant célébré une messe dans la chapelle du gouvernatorat. Nicola Picardi a tout d’abord centré son discours pour rappeler la partie historique du tribunal d’Etat de la Cité du Vatican ainsi que sur ses activités en 2002.
Dans sa partie historique, Nicola Picardi a rappelé l’histoire de ce tribunal depuis sa création en 1929 après les accords du Latran et jusqu’aux dernières modifications apportées sous le pontificat de Jean Paul II, en 1987.
Dans son analyse des données concernant l’année 2002, le procurateur de justice a proposé une comparaison instructive entre l’Etat italien et l’Etat de la Cité du Vatican. En Italie, le rapport entre la population 57 millions d’habitants et les procédures civiles est de 2,63%.
Dans la Cité du Vatican pour environ 530 habitants, en raison des touristes, le rapport est de 87,2% pour les procédures civiles et de 133,6% pour les procédures pénales.
Nicola Picardi a par ailleurs regretté la lenteur du traitement des procédures en prenant comme résolution de résoudre cette situation en 2004. (apic/imedia/ag/pr)




