En croisade contre la taxation des bières fortes

Belgique: Les moines de Scourmont s’insurgent contre le protectionnisme français

Bruxelles, 13 janvier 2003 (APIC) Les moines trappistes de l’Abbaye de Scourmont en Belgique, célèbres pour leurs bières fortes, demandent aux instances européennes d’enquêter sur la nouvelle taxation française des bières de plus de 8,5% d’alcool. Comme l’ensemble des brasseurs belges concernés, ils dénoncent la politique protectionniste de la France et espèrent obtenir, par voie juridique, l’annulation ou du moins l’assouplissement de la nouvelle taxe.

A l’instar des 25 brasseurs belges spoliés par cette taxe de 2 euro par litre, les brasseurs trappistes dénoncent cette politique protectionniste, qui s’opposent «à l’esprit de libre échange», précisent-ils.

Philippe Henroz, porte-parole des moines brasseurs, a confirmé qu’une requête a été présentée dans ce sens à la Commission européenne. Il souligne que la nouvelle politique française est «incorrecte et illogique». La «Chimay bleue» à 9% d’alcool, fleuron de la brasserie trappiste, représente à elle seule le tiers des 32’000 hectolitres de bières fortes belges exportées en France.

La nouvelle législation française «retranchée derrière des arguments de santé publique», estime le quotidien belge «La Libre Belgique», inflige aux bières fortes belges, néerlandaises ou allemandes une augmentation de prix de plus de 80%.

Les brasseurs français, qui ne produisent que peu de bières fortes, ne sont quasiment pas touchés par cette mesure. Quant aux vins français, qui ont pourtant une teneur en alcool plus élevée, ils bénéficient déjà d’une taxation plus basse.

Seul échappatoire: allonger à l’eau les bières fortes pour passer en dessous du cap fatidique. Si certains brasseurs s’y sont résignés, les trappistes s’y refusent. (apic/ag/sh)

13 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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