Encore une conséquence de l’ALENA

Etats-Unis: Les religieuses dénoncent les conditions de vie des travailleurs mexicains

Washington, 14 janvier 2003 (APIC) la Conférence religieuse des Etats-Unis se mobilise en faveur des immigrés mexicains vivant à la frontière. Une journée annuelle de soutien et de sensibilisation pour être décrétée, pour sensibiliser l’opinion aux conditions de vie désastreuses des travailleurs mexicains. Les religieuses dénoncent les conséquences de l’ALENA, défini comme l’un des symboles de la globalisation.

La «Leadership Conference of Women Religious» (LCWR) évalue actuellement la possibilité d’une initiative annuelle de mobilisation sur le thème de la justice et de la paix. Le Comité intérieur de la LCWR, qui vient d’effectué une visite à la frontière avec le Mexique, a pu constater les conditions de vie et de travail des «maquiladores».

C’est ainsi que sont appelées les milliers de personnes qui, chaque jour, traversent la frontière en venant du Mexique pour se rendre aux Etats-Unis, ou qui vivent dans des logements provisoires adossés aux usines et qui ne rentrent chez eux que durant le week-end.

Histoires d’abrutissement

«De véritables histoires d’abrutissement et d’espoir»: telle est la définition qu’en donne la LCWR, dans un contexte qui a connu un grand développement à partir de 1994, avec l’entrée en vigueur de l’accord «NAFTA» de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (ALENA), défini comme l’un des symboles de la globalisation.

Le Comité de la LCWR – d’après ce qui a été rendu public dans le dernier numéro du bulletin de la Conférence des Religieuses – est en train d’élaborer une proposition qu’elle présentera à l’Assemblée annuelle l’été prochain. Le Comité demandera de se prononcer sur l’institution d’une journée nationale de solidarité. (apic/vd/pr)

14 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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