La minorité catholique dans le collimateur

Russie: Inquiétude américaine sur la liberté religieuse

Moscou, 29 janvier 2003 (APIC) De retour d’une mission d’information d’une semaine dans la Fédération de Russie, la commission gouvernementale américaine chargée de surveiller le respect de la liberté religieuse à l’étranger a fait part de ses inquiétudes. La délégation officielle qualifie la situation en Russie de «fragile» et «très difficile» pour les non orthodoxes. La petite minorité catholique est depuis un an dans le collimateur des autorités.

La Commission américaine sur la liberté religieuse au niveau international, composée de neuf membres, a été créée en 1998 par une loi, l’»International Religious Freedom Act». Elle rédige chaque année un rapport sur la liberté religieuse dans le monde, utilisé par Washington pour déterminer quels sont les pays qui méritent d’être avertis ou sanctionnés parce qu’ils ne garantissent pas cette liberté fondamentale à leurs citoyens. «Je dois dire que la situation est fragile», a déclaré à Moscou la cheffe de la délégation, Felice D. Gaer, experte en droits humains auprès de l’American Jewish Committee.

La visite de la Commission en Russie vient au pire moment pour la minorité catholique depuis la disparition de l’URSS en 1991. En décembre dernier, un projet de rapport gouvernemental mettait les catholiques au premier rang des menaces religieuses à la sécurité nationale de la Fédération de Russie. Depuis moins d’un an, les autorités russes ont expulsé sans donner d’explications un évêque et quatre prêtres catholiques étrangers. Les relations avec l’Eglise orthodoxe russe – et partant avec l’Etat – sont très tendues depuis l’érection en diocèses catholiques de plein droit des quatre administrations apostoliques de la Fédération de Russie en février 2002.

Après avoir rencontré sur place des responsables religieux et du gouvernement ainsi que des militants des droits de l’homme, la délégation, qui comprend également Mgr William F. Murphy, évêque de Rockville Centre, près de New York, affirme avoir une meilleure compréhension de la situation religieuse en Russie. Mais elle réserve le contenu de ses observations lors de la publication de son rapport ce printemps et elles seront inclues dans le rapport annuel que la Commission adresse au président George W. Bush, au Département d’Etat et au Congrès. (apic/kna/cns/be)

29 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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