La guerre n’est pas la solution extrême, mais la pire

Irak: Le cardinal Roger Etchegaray est arrivé à Bagdad

Bagdad, 12 février 2003 (APIC) Le cardinal français Roger Etchegaray est arrivé à Bagdad dans la journée du 11 février 2003. Aucun programme officiel n’a été publié concernant les rencontres qu’il devait avoir tout au long de son séjour. L’émissaire du pape croisera le vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, attendu le 14 février au Vatican.

Assailli par les journalistes dès son arrivée à l’aéroport ’Saddam Hussein’ de Bagdad, le cardinal Roger Etchegaray veut tout tenter pour éviter une guerre. «Je viens encourager les autorités irakiennes à coopérer avec les Nations Unies sur la base de la paix et du droit international», a-t-il lancé à la presse. «La guerre n’est pas la solution extrême, mais la pire des solutions», a-t-il ajouté.

Le cardinal Etchegaray, âgé de 81 ans, devrait rester en Irak jusqu’au 17 février. Plusieurs rencontres avec les autorités politiques du pays sont prévues. La première a eu lieu avec le vice-président Youssef Ramadan et le vice-premier ministre Tarek Aziz, dans la matinée du 12 février. A l’issue de l’entretien d’une heure, le prélat a affirmé que cette rencontre «est déjà en soi un signe de l’intérêt que nous avons l’un et l’autre à nous écouter, à nous entendre, à écouter des points de vue qui dans le fond convergent vers la paix dans la justice».

Remise d’une lettre du pape à Saddam Hussein

La mission du cardinal Etchegaray se veut avant tout «spirituelle». Cela ne l’empêchera pas de se rendre auprès de Saddam Hussein, afin de lui remettre en main propre un message de Jean Paul II. Aucune date de rencontre n’a toutefois encore été révélée.

La visite du prélat a également pour objectif de soutenir la communauté catholique d’Irak. Il devait célébrer une messe pour la paix à la cathédrale chaldéenne de Bagdad, dans la soirée du 12 février, concluant une initiative de trois jours de jeûne et de prière, lancée dans tout le pays par les catholiques.

En parallèle à cette «mission de la dernière chance», le pape recevra Tarek Aziz, le 14 février au Vatican. Ce dernier quittera l’Irak après sa rencontre avec le cardinal Etchegaray, pour une tournée en Italie. Membre de la communauté catholique chaldéenne, il a notamment souhaité se rendre en pèlerinage à Assise.

La diplomatie vaticane s’est largement déployée, ces derniers jours, pour essayer de trouver une issue pacifique au conflit qui oppose les Etats-Unis au gouvernement de Saddam Hussein. Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, est attendu au Vatican le 18 février. (apic/imedia/bb)

12 février 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!