Impunité des assassins
Honduras: Amnesty dénonce le massacre des enfants des rues
Tegucigalpa, 27 février 2003 (Apic) Amnesty International (AI) rappelle au gouvernement du Honduras qu’il ne peut continuer à ignorer le fait que depuis 1998 plus de 1’500 enfants de rue aient été impunément assassinés. Dans son rapport AI demande à l’Etat de respecter les engagements pris.
Le dernier rapport de l’organisation intitulé «Tolérance zéro envers l’impunité s’adresse à l’exécutif du président Ricardo Maduro «. «Des initiatives telles que la création d’une commission interinstitutionnelle et d’une unité spéciale d’investigation de la police ont généré de nombreux espoirs mais elles ne sont pas parvenues à diminuer le nombre de ces homicides et de ces exécutions arbitraires», déplore Amnesty.
Selon AI, le fait qu’un grand nombre de ces homicides aient été perpétrés par des agents de l’Etat, pratiquement jamais identifiés, est une circonstance qui laisser penser à l’existence d’une campagne de «nettoyage social». «Dans les cas concrets où la participation des forces de sécurité a été dénoncée» souligne encore Amnesty, «les autorités n’ont pas agi avec la volonté de découvrir la participation effective de militaires et de policiers à ces homicides».
L’aspect préoccupant est le fait que certains secteurs de la société hondurienne voient en l’élimination des enfants de rue la «solution au problème de l’insécurité des citoyens». A plusieurs reprises, au cours de ces derniers mois, l’ONG «Casa Alianza» avait dénoncé, avec la collaboration de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) et de la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les exécutions arbitraires Asma Jahangir que les homicides de mineurs dans le pays d’Amérique centrale se poursuivaient dans l’impunité la plus totale. (apic/misna/sh)




