Le bilinguisme, signe distinctif de l’Université de Fribourg
Fribourg: Urs Altermatt prend ses fonctions de recteur de l’Université
Fribourg, 14 mars 2003 (Apic) Urs Altermatt est le nouveau recteur de l’Université de Fribourg depuis le 15 mars. Il succède à Paul-Henri Steinauer. La passation de fonction a lieu aujourd’hui, à l’occasion d’une cérémonie officielle.
L’historien Urs Altermatt prend le 15 mars la direction de l’Université de Fribourg, succédant à Paul-Henri Steinauer, communique son service de presse. Le rectorat est complété par quatre vice-recteurs : l’économiste Rudolf Grünig, le géomorphologue Michel Monbaron, le juriste Erwin Murer et le théologien Guido Vergauwen.
Lors de son discours d’introduction, le nouveau recteur a évoqué le bilinguisme comme signe distinctif de l’Université de Fribourg. Après un temps de réflexion de 100 jours, le nouveau rectorat fera connaître son programme d’action.
L’élection d’Urs Altermatt comme recteur de l’Université de Fribourg avait été confirmée le 9 juillet 2002 par le Conseil d’Etat fribourgeois. L’historien était le candidat choisi en mai par l’Assemblée plénière et le Sénat de «l’Alma Mater».
Parcours par Fribourg, Berlin, Berne et Harvard
Né en 1942, Urs Altermatt est originaire du canton de Soleure. Il a étudié l’histoire, la sociologie et les sciences politiques dans les universités de Fribourg, Berlin et Berne, où il a terminé son parcours d’études en 1970. Après avoir occupé le poste de maître-assistant et de chargé de cours à l’Université de Berne et avoir passé une année à l’Université de Harvard aux Etats-Unis, il a été nommé professeur ordinaire d’histoire suisse (histoire contemporaine depuis 1992) à Fribourg. Doyen de la Faculté des lettres en 1985/86, il a en outre effectué de nombreux séjours en tant que professeur invité dans plusieurs universités de l’Europe de l’est, à Cracovie, Budapest, Sarajevo, Sofia et Vienne.
Les publications d’Urs Altermatt portent avant tout sur la religion et la société, en particulier le catholicisme, ainsi que sur le nationalisme, l’extrémisme de droite et l’antisémitisme. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage «Le catholicisme au défi de la modernité», une étude de l’histoire sociale des catholiques suisses aux 19e et 20e siècles. (apic/com/bb)




