Rome: Une délégation américaine de victimes de prêtres pédophiles est à Rome
Les illustrations de cet article sont à commander à l’agence CIRIC, Chemin des Mouettes 4, CP 405, CH-1001 Lausanne. Tél. ++41 21 613 23 83 Fax. ++41 21 613 23 84 E-Mail: ciric@cath.ch
Pour tenter de rencontrer Jean Paul II
Rome, 24 mars 2004 (Apic) Une petite délégation américaine de victimes de prêtres pédophiles est à Rome pour tenter de rencontrer Jean Paul II afin de lui faire part de leur souffrance et de leur désir d’assainir la situation aux Etats-Unis.
Au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 24 mars, le représentant de cette délégation, Gary M. Bergeron, a affirmé chercher «la vérité, de l’aide et une véritable prévention».
Gary M. Bergeron, âgé d’une quarantaine d’année, victime d’un prêtre pédophile, fils d’une victime, frère et ami de victimes, a exprimé sa peine avec émotion et son combat «pour que ses enfants ne soient pas eux-mêmes des victimes».
Sa venue à Rome le 24 mars correspond jour pour jour, un an après, à la date à laquelle il a commencé à révéler ses blessures et à chercher de l’aide au sein de son diocèse de Boston qui, a-t-il affirmé, n’a pas répondu à ses attentes.
«Si mon père avait parlé à son époque, je ne serais pas là aujourd’hui», a- t-il expliqué en soulignant combien il met de l’espoir dans sa rencontre avec Jean Paul II, «un homme de bien, en qui je mets toute ma confiance et qui ne peut pas être au courant de l’extension du problème aux Etats-Unis».
«Je ne réclame aucun soutien financier et je ne fait partie d’aucune association autre que celle qui a été constituée autour des victimes d’un prêtre de Boston, le père Joseph Birmingham», a précisé Gary M. Bergeron. «Je cherche uniquement une aide spirituelle et Rome est mon dernier recours. Le pape ne pourra comprendre la situation que lors d’un entretien en tête à tête avec une victime. Les conseils reçus par des évêques ou des cardinaux ne suffisent pas».
«Ce n’est pas le temps qui va arranger les choses, a-t-il poursuivi, il faut agir, traiter le problème à la racine». «Ce n’est qu’avec une loi de ’tolérance zéro’ que la situation qui se désagrège parmi les fidèles, pourra évoluer», a-t-il expliqué en réponse à une analyse demandée sur les nouvelles lois ecclésiales et juridiques entrées en vigueur dans les diocèses depuis la dénonciation de la crise.
Gary M. Bergeron tiendra la presse informée de la réussite ou de l’échec de son initiative. (apic/imedia/pr)




