Marquer les 25 ans de pontificat de Jean Paul II
Rome: Méditations du Chemin de Croix à partir de textes du pape
Rome, 1er avril 2003 (Apic) Les méditations du prochain Chemin de Croix présidé par Jean Paul II au Colisée seront faites à partir des textes écrits par le pape lui-même durant ses 25 ans de pontificat. C’est la troisième fois depuis son élection sur le siège de Pierre que le souverain pontife accomplit cette tâche, généralement confiée à des personnalités religieuses ou à des écrivains.
Ce vendredi saint, qui tombera le 18 avril, Jean Paul II proposera lui-même la méditation qui accompagnera la traditionnelle procession de la croix au Colisée. Les dernières fois qu’il avait rédigé cette méditation remontent aux jubilés de 1984 et de 2000.
Au Vatican, on affirme que par ce geste, le pape veut marquer le 25e Chemin de Croix de son pontificat – il fêtera le 25e anniversaire de son élection le 16 octobre prochain. La situation internationale devrait également particulièrement marquer les textes qui seront recueillis pour cette occasion.
Méditations confiées à des écrivains et des personnalités religieuses
Depuis 1985, la rédaction des méditations du Chemin de Croix est confiée, à la demande du souverain pontife, à des écrivains ou à des personnalités religieuses. L’année dernière, il avait fait une exception en confiant cette tâche à des journalistes accrédités à la salle de presse du Vatican.
En 2001, le pape avait utilisé des méditations du cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre anglican et écrivain, entré dans l’Eglise catholique en 1845 et créé cardinal en 1879. En 1999, c’est le poète italien Mario Luzi, alors âgé de 85 ans, qui en avait été chargé. En 1986, c’était le journaliste français André Frossard, et en 1989, la tâche en était incombée à l’écrivain polonais Marek Skwarnicki.
A plusieurs reprises, ce Chemin de Croix a revêtu une valeur oecuménique, avec les textes du patriarche de Constantinople, Bartolomée Ier en 1994, d’une religieuse protestante suisse l’année suivante, Soeur Minke de Vries, du catholicos patriarche suprême des Arméniens Karékine Ier en 1997, et du théologien orthodoxe français Olivier Clément en 1998. D’autres années, il s’agissait de personnalités catholiques, comme le cardinal Miguel Obando Bravo, archevêque de Managua au Nicaragua, en 1987, du théologien suisse Hans Urs von Balthasar en 1988, du patriarche latin de Jérusalem Mgr Michel Sabbah en 1990, de l’archevêque de Prague Mgr Miloslav Vlk en 1992, et de l’archevêque de Sarajevo le cardinal Vinko Puljic en 1996. (apic/imedia/bb)




