L’opposition déterminée des Eglises l’oblige à faire marche arrière
Malawi: Le président Bakili Muluzi renonce à briguer un nouveau mandat
Blantyre, 10 avril (Apic) La protestation des Eglises du Malawi a eu raison de du président du pays Bakili Muluzi, qui s’est vu dans l’obligation de ne pas se représenter une 3e fois à une élection présidentielle. Il avait l’intention de modifier la Constitution qui le lui interdit. La pression Eglises aura été plus forte.
Bakili Muluzi a néanmoins placé son «poulain politique» en la personne de son ministre de l’Economie, Bingou wa Mutharika, candidat de son parti, le Front Démocratique Uni (Udf) à l’élection présidentielle de mai 2004.
Le président Muluzi avait ouvertement manifesté, à plusieurs reprises, son intention de modifier un article de la Constitution qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels. A chaque fois l’Eglise s’y est opposée. Ces derniers temps, elle avait organisé des manifestations contre le projet.
Le président Muluzi a été élu par deux fois. En 1994, il l’avait remporté, pour la première fois, face à l’ancien chef de l’Etat, Kamuzu Banda. En mai 1999, il avait été reconduit pour un second et dernier mandat de 5 ans.
Comme le président Muluzi, Bingou wa Mutharika son successeur désigné, est lui aussi originaire du sud du Malawi. Cette partie du pays est considérée comme privilégiée et sur-représentée dans l’administration et la vie politique nationale.
Le 15 mars derniers, le directeur adjoint de la Commission électorale, Willie Kalonga, a annoncé que la date des élections présidentielles, législatives et locales, a été fixée au 18 mai 2004. Cinq millions d’électeurs prendront part à ces différents scrutins. Leur organisation coûtera 30 millions de dollars. (apic/ibc/pr)




