Un pontificat au service de l’homme

Vatican: 25ème anniversaire de l’élection de Jean Paul II

Vatican, 8 mai 2003 (Apic) Le 25ème anniversaire de l’élection du Pape Jean- Paul II sera célébré du 15 au 18 octobre prochains au Vatican. Pour préparer la commémoration «de ce pontificat au service de l’homme et mettre en valeur sa portée historique», un colloque se tient du 8 au 10 mai au Vatican.

Ce colloque est l’une des premières manifestations qui auront lieu à l’occasion de l’anniversaire de l’élection. Le point culminant de cette commémoration se déroulera du 15 au 18 octobre. L’ensemble du collège des cardinaux se réunira en effet à Rome, à l’invitation du doyen des cardinaux, le cardinal Josef Ratzinger, et de la secrétairerie d’Etat.

Le pontificat de Jean Paul II est donc revisité de fond en comble depuis le 8 mai 2003 par de nombreux cardinaux qui interviennent sur certains de ces aspects. Le ton a été donné par un congrès à l’université du Latran sur le thème «l’Eglise au service de l’homme».

Pour Mgr Rino Fisichella, recteur de l¹université du Latran, le premier choix pastoral de Jean Paul II, a été de «poser l’homme comme objet principal de la mission de l’Eglise». Quant à Mgr Stanislaw Rilko, secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, il a qualifié de fort le lien existant entre saint Stanislas et saint Pierre; entre Cracovie et Rome. Soulignant les combats engagé à Cracovie sous la domination communiste pour la liberté religieuse et pour la défense de la vie, du mariage et de la famille.

Le recteur de l’université de Lublin, le Père Andrzej Szosteka,a pour sa part insisté sur l’apport académique de Jean Paul II, centrant ainsi son intervention sur l’engagement du pape en faveur de l’éthique familiale.

Des intellectuels ont également participé à ces échanges. C’est le cas de l’écrivain italien Vittorio Messori qui a souligné combien le pontificat de Jean Paul II contribue à mettre en valeur un point caractéristique et essentiel du catholicisme «le paradoxe de l’union des opposés», qui n’est pas «l’art du compromis, mais la construction d’une vérité totale». «D’un côté, a-t-il expliqué, Jean Paul II a pratiqué une ouverture maximale à l’autre mais a aussi proposé une redécouverte, tenace et systématique, de chacun des aspects de la foi, de la tradition et de la dévotion catholique». Pour lui, ce pape qui ne peut «ni être étiquetté, ni réduit par des schémas», a su unir «la miséricorde et la fermeté ; le dialogue et le dogme ; la modernité et la tradition ; l’oecuménisme et l’identité». (apic/imedia/jv)

8 mai 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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