L’introduction de la charia divise les participants
Kenya: La nouvelle constitution en discussion entre chrétiens et musulmans
Nairobi, 26 mai (Apic) L’instauration et la place de tribunaux musulmans dans la future Constitution du Kenya en cours de discussions depuis plusieurs semaines, divise les délégués musulmans et chrétiens. Les chrétiens et les milieux musulmans modérés craignent l’exemple du Nigeria. Et des violences qui secouent régulièrement le nord de ce pays.
Les musulmans réclament avec insistance la prise en compte de leurs options religieuses qu’ils qualifient «de droit fondamental». Les chrétiens demandent à la conférence constitutionnelle de ne pas faire référence à la religion afin de garantir la laïcité de l’Etat.
Selon l’Agence de Presse Panafricaine (Pana), un délégué musulman, Abdoud Sheikh Abdalla, a même averti que les musulmans kenyans pourraient avoir recours, au besoin, à la force si on les empêchait d’avoir des tribunaux islamiques. Cette menace a condamnée par des participants à ladite conférence. Elle a même provoqué, pendant plusieurs minutes, de vifs échanges de propos avec des délégués chrétiens.
L’introduction d’une loi séparée ou charia (loi islamique) pour les musulmans déboucherait sur une forme de discrimination, estime-t-on dans les milieux modérés, qui n’ont pas envie de suivre l’exemple du Nigeria. (apic/ibc/pr)




