Le foulard toujours combattu par le régime
Tunisie: De nombreuses étudiantes interdites d’accès en salle pour port du voile islamique
Tunis, 3 juin 2003 (Apic) Plusieurs étudiantes tunisiennes ont été empêchées ces derniers jours d’entrer en salle de cours à cause du port du voile islamique. Le Conseil national des Libertés (Cnlt) a dénoncé cette mesure. Le problème du port du voile islamique dans les universités tunisiennes refait surface en Tunise.
Une disposition du ministère de l’enseignement supérieur interdit depuis plus de 10 ans le port du hijab ou foulard islamique dans les salles de cours. Selon le Cnlt, des étudiantes ont été ainsi empêchées d’entrer en salle d’examen dans de nombreux instituts et facultés. Certaines d’entre elles ont été traduites devant une instance de discipline pendant la période des examens de fin d’année universitaire.
Dans un communiqué, le Cnlt qualifie ces actes «d’interférence illégale» et de vexations à l’encontre des femmes. Il réclame le respect du droit des femmes et des hommes à se vêtir librement. Selon lui, les femmes voilées «ne font qu’exercer une liberté individuelle».
Le port du foulard islamique est lié en Tunisie à l’islam intégriste. Il était de mode dans les années 80, à cause de la montée du courant fondamentaliste combattu depuis par le régime. Depuis quelques temps, il tente de s’imposer à nouveau, alors qu’il est toujours aussi combattu par les dirigeants. Ceux-ci restent toujours attachés au mode d’habillement occidental, bien que la Tunisie reconnaisse l’islam comme religion d’Etat. Néanmoins il reconnaît aux musulmans, chrétiens et juifs les mêmes droits et devoirs. (apic/ibc/pr
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