Annoncer Dieu et dénoncer ce qui va à son encontre
Lausanne: 17ème rencontre des groupes catholiques de prière charismatique
Lausanne, 10 juin 2003 (Apic) Les groupes catholiques de prière charismatiques de Suisse romande se sont rencontrés le lundi de Pentecôte à Lausanne. L’occasion de retrouvailles, de partage, de louange et d’enseignement sur les traces de Dieu. Et de rappeler la double mission des charismatiques: annoncer et dénoncer.
Une foule immense s’est rassemblée à la paroisse Notre-Dame du Valentin à Lausanne le lendemain de la Pentecôte pour la 17e rencontre romande des groupes catholiques de prière charismatique. Hommes, femmes, enfants, personnes âgées ont dansé, loué Dieu, battu des mains, entraînés par l’orchestre de la Communauté du Verbe de vie. La Basilique Notre-Dame était décorée en rouge foncée, couleur représentant l’Esprit Saint, dans les milieux catholiques.
La fête a vu la participation de Mgr Joseph Roduit, évêque territoriale de l’abbaye de Saint-Maurice et de Mgr Pierre Burcher, évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, qui a présidé la messe de clôture entouré d’une dizaine de diacres permanents et d’une dizaine de prêtres travaillant de près avec les groupes charismatiques.
Dieu ne se trouve qu’en famille, dans le voisinage
L’assemblée était formée de Suisses venus de toutes les régions romandes et d’autres fidèles provenant de pays proches comme la France et la Belgique. Les participants se sont mis à l’écoute du Mauricien Jocelyn Grégoire, religieux de la congrégation des spiritains, professeur à Duquesnes University aux Etats-Unis. Dans une prédication à partir du thème «Laissez- vous consoler par l’Esprit «, il a insisté sur la course contre la montre de l’homme contemporain, qui a éliminé de sa vie la place irremplaçable de Dieu. Et quand il lui arrive de le chercher, c’est ailleurs: sur d’autres planètes, dans l’argent, etc . «Et pourtant, soutient le spiritain, Dieu ne se trouve qu’en famille, dans le voisinage,. «.
Et le Mauricien d’appeler les groupes charismatiques à proclamer encore davantage Dieu, car ils se sont donnés une mission de prophètes. Celle d’annoncer et de dénoncer. Annoncer la Parole de Dieu et dénoncer tout ce qui va à son encontre. «Mais, insiste-t-il, il faut absolument commencer à parler de Dieu dans vos familles, à vos enfants».
Catholiques et protestants buttent sur la dévotion mariale
Fernand Tapparel, diacre permanent et délégué interdiocésain en Suisse romande, a livré à l’Apic ses impressions sur l’enseignement et le travail des groupes charismatiques au plan oecuménique. «Je me rends compte qu’il y a une grande difficulté, confie-t-il. Depuis fin 1999, j’ai visité toutes les régions romandes pour parler d’oecuménisme. Du côté protestant, le souhait est qu’il n’y ait pas de dévotion mariale dans les rencontres oecuméniques. Et chez les catholiques, cette idée ne passe pas du tout». De l’avis du diacre, il manque des deux côtés un élan d’amour et de compréhension mutuelle. Les catholiques ont aussi beaucoup de peine à ne pas avoir l’Eucharistie. «J’aimerais que de part et d’autre, les gens comprennent que l’unité ne signifie pas uniformité. Dans mes explications, je donne toujours l’exemple d’un couple où mari et femme, différents par nature, peuvent bâtir une unité sans faille. L’oecuménisme a encore de la peine au niveau de notre Renouveau charismatique.»
Ce diacre médiateur a apprécié l’enseignement du père Greg, pour qui Dieu se trouve en famille, parmi les voisins. Catholiques et protestants n’étant pas moins voisins. «Autrement, j’ai déjà remis le problème dans les mains de Dieu et des évêques. Personnellement, je n’y peux plus rien», déclare- il. (apic/dng/bb)




