Collaborer dans le dialogue interreligieux
Rome: Le pape reçoit la lettre de créance du chef de la mission libyenne auprès du Vatican
Rome, 1er juillet 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a reçu le 1er juillet le nouveau chef de la mission de la grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste auprès du Saint-Siège, Abdulhafed Gaddur. Venu présenter ses lettres de créances au pape, ce dernier a insisté sur «la volonté sincère d’une honnête collaboration, nécessaire pour affronter les nombreuses tensions internationales et favoriser le dialogue interreligieux».
Devant le représentant de l’Etat libyen dirigé par le président Kadhafi, Jean Paul II a insisté sur la mission du Saint-Siège caractérisée «par une recherche persévérante d’un dialogue sincère, par la mise en évidence de ce qui unit plutôt que de ce qui divise afin de favoriser l’entente entre les nations, par la recherche de la paix et de la justice, par la défense de la particularité légitime de chaque peuple et la solidarité concrète envers les plus pauvres».
Une méthode qui se révèle «particulièrement utile pour affronter les nombreuses tensions qui existent dans le monde». Le pape a ainsi fait allusion au Proche Orient et particulièrement «au terrorisme qui, pouvant toucher n’importe où sans distinction, met en danger les villes, les peuples et jusqu’à l’humanité entière».
A propos des relations entre la petite communauté catholique en Libye et les fidèles de l’Islam, le pape a ensuite affirmé «que la volonté sincère d’une honnête collaboration constitue la base pour une coopération profitable». «Face à une volonté de déformation de la religion et à un usage illégitime des traditions sacrées, a ajouté Jean Paul II au représentant libyen, il faut répéter avec force que ces pratiques qui incitent à la violence et à la dépréciation de la nature humaine, sont contraires à Dieu».
Alors que l’Italie vient de prendre la présidence de l’Union européenne, ce 1er juillet, elle va tenter, dans les prochaines semaines de faire rompre l’embargo militaire qui touche la Libye depuis les attentats terroristes commis dans les années 80 à Berlin et Lockerbie. La fin de cet embargo pourra permettre à la Libye de juguler techniquement le flux migratoire incessant qui passe par ses terres pour atteindre les côtes du sud de l’Italie. (apic/imedia/sh)




