Eviter toute effusion de sang

Sao Tomé: Médiation conjointe de l’Eglise et du Portugal pour restaurer le régime déchu

Sao Tomé, 18 juillet 2003 (APIC) L’Eglise catholique de Sao Tomé et Principe et l’ambassade du Portugal dans le pays mènent conjointement une discrète médiation pour restaurer le régime démocratique renversé en début de semaine par un coup d’Etat militaire.

D’autres pays africains, tels que le Nigeria, principal partenaire pétrolier de l’île et le Mozambique dont le chef de l’Etat assure la présidence en exercice tournante de l’Union Africaine (UA), préconisent pour leur part une intervention militaire contre la junte.

L’Eglise veut une issue pacifique à la crise. La Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) dont Sao Tomé et Principe est membre observateur, est du même avis que l’Eglise. Elle condamne, certes le putsch, mais souhaite éviter tout effusion de sang pour un retour au pouvoir du régime déchu. Une réunion était attendue vendredi à Brazzaville.

Retour exclu

De son côté, la Communauté des pays de langue portugaise (Cplp) s’est dite prête à envoyer une mission de médiation à Sao Tomé et Principe. Ce pays situé à 300 kms aux larges du Gabon, est une ancienne colonie du Portugal. Il est membre du Cplp qui regroupe tous les pays d’expression lusophone au monde.

Ces nombreuses agitations n’ont pas ému les nouveaux maîtres de Sao Tomé et Principe. Le chef de la junte militaire, le major Fernando Pereira, a exclu jeudi un retour de l’ancien régime. Tout au plus, il a annoncé la mise en place, prochainement, d’un gouvernement de transition qui sera chargé de préparer des élections générales (présidentielles et législatives notamment) dans un délai de deux ans. (apic/ibc/pr)

18 juillet 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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