Exception en Italie et en Pologne

Des responsables catholiques déplorent la crise des vocations qui s’étend à l’Europe entière

Varsovie, 27 juillet 2003 (Apic) Dans un rapport présenté début juillet à Varsovie, en Pologne, lors d’une rencontre consacré aux vocations, le Père Rainer Birkenmaier, spécialiste allemand du recrutement des candidats à la prêtrise, a admis que la crise des vocations s’étend désormais à l’ensemble du continent européen. Le recrutement des prêtes continue à baisser rapidement dans les séminaires. Seules l*Italie et la Pologne ont enregistré une hausse des vocations.

En Irlande, pays traditionnellement catholique, sept des huit séminaires ont été fermés au cours de la dernière décennie, et aucun nouveau candidat à la prêtrise n’a été recruté en 2002-2003 dans 28 des 68 séminaires que compte l’Espagne, indique l’Agence oecuménique ENI.

«Dans la majeure partie de l’Europe, la pastorale ne se maintient que parce que les prêtres continuent à travailler même très âgés», a expliqué le Père Birkenmaier, coordinateur sortant du service des vocations. «Il nous faut faire un effort d’évangélisation auprès des jeunes qui s’intéressent à la foi et à l’Eglise mais ne savent pas encore s’ils vont servir le Christ leur vie entière».

Selon le Père Birkenmaier, les dirigeants de l’Eglise catholique dans la plupart des pays européens n’ont pas attaché suffisamment d’importance à la pastorale des vocations. «L’Eglise doit constamment rappeler aux prêtres, aux animateurs pastoraux, aux professeurs

de religion, aux parents et à tous les fidèles leurs responsabilités dans l’évangélisation et l’éveil des vocations», a-t-il déclaré.

Problème de recrutement

Selon lui, dans plusieurs pays d’Europe orientale, les séminaires catholiques doivent aussi faire face à des problèmes de recrutement, y compris en Slovaquie, où 7 séminaires catholiques regroupent un nombre total de 606 étudiants.

En Europe occidentale, ils n’étaient, cette année, que 48 candidats à la prêtrise dans les quatre séminaires fonctionnant encore en Angleterre et au pays de Galles et 58 à recevoir une formation comme diacres permanents, tandis qu’en Belgique, pays où dominent les catholiques, le nombre global d’entrées au séminaire a chuté de moitié en cinq ans et n’est plus que de 26.

En France, où 111 prêtres ont été ordonnés en 2002, les entrées au séminaire sont passées de 1’210 en 1991 à 927 en 2001, selon les données fournies par l’Eglise. En Suisse, pour la première fois il n’y a pas eu d’admission dans les séminaires catholiques de Genève, Fribourg, Lausanne et Sion, qui recrutent habituellement de 5 à 10 nouveaux étudiants par année.

Des représentants de 23 pays européens ont participé à cette session. Krzysztof Pawlina, directeur d’un séminaire de Varsovie, a souligné que les quelque 7’000 séminaristes que compte actuellement la Pologne représentent plus d’un quart du nombre total de séminaristes en Europe. (apic/eni/pr)

27 juillet 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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