Caritas Internationalis pour une résolution claire de l’ONU
Liberia: L’archevêque de Monrovia monte à son tour au créneau pour fustiger le monde
Monrovia/New York, 29 juillet 2003 L’archevêque de Monrovia et président de Caritas Libéria, actuellement aux Etats-Unis, adresse un appel au monde. «Des gens sont en train de mourir alors que la communauté internationale tergiverse», s’indigne le prélat.
Mgr Michael Francis rencontre actuellement des représentants de l’ONU et du gouvernement américain. Il s’en prend au gouvernement américain et à la communauté internationale qui, dénonce-t-il, tergiversent et discutent pour savoir s’il faut agir ou pas.
Le directeur de Caritas Libéria, Stanley Sheriff, joint mardi matin par téléphone, fait état d’un blessé parmi ses collaborateurs. En revanche, les entrepôts de l’organisation humanitaire ont été totalement pillés. Dans les jours précédents et malgré les combats, Caritas avait pu effectuer quelques distributions de nourriture.
Pour Stanley Sheriff, un cessez le feu permettrait aux équipes Caritas, présentes à Monrovia d’effectuer une première évaluation des quantités nécessaires en nourriture, médicaments, eau… Une équipe internationale de la confédération Caritas Internationalis rejoindrait alors rapidement l’ONG locale.
Au niveau diplomatique, Caritas Internationalis et Caritas Europa multiplient les démarches auprès des décideurs politiques de la communauté internationale afin que soit immédiatement décidée une action politique et militaire à travers une résolution de l’ONU.
Ainsi, Duncan MacLaren, secrétaire général de Caritas Internationalis a fait parvenir mardi un courrier au président Bush le pressant «d’engager, dans le cadre d’une résolution des Nations Unies, des troupes américaines, pas seulement avec un objectif logistique, mais aussi afin d’assurer une paix durable dans la zone».
Caritas Internationalis souhaite qu’une résolution de l’ONU autorisant une force internationale à entrer au Libéria soit formulée d’urgence.
Romano Prodi interpellé
Au niveau européen, Denis Viénot, président de Caritas Europa a récemment interpellé Romano Prodi, président de la commission européenne: «Si le président Bush n’a pas l’intention d’envoyer des troupes sous mandat de l’ONU, il doit immédiatement faire une déclaration claire à ce propos et les autres pays, y compris ceux de l’Union Européenne, doivent s’engouffrer dans la brèche».
Caritas Europa s’est également adressé à Chris Patten, commissaire européen chargé des relations extérieures et à Javier Solana, représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune, afin qu’ils favorisent «une action politique et militaire immédiate, ferme et décisive de la communauté internationale pour imposer la fin de la violence et restaurer la paix au Libéria». (apic/com/pr)




