Au programme: la crise provoquée par les abus sexuels

Etats-Unis: Des personnalités conservatrices préparent une rencontre avec les évêques

Washington, 29 août 2003 (Apic) Mécontentes par la façon dont est traitée la crise des abus sexuels dans le clergé américain, des personnalités conservatrices préparent une rencontre au sommet le 8 septembre à Washington. Plusieurs prélats américains influents y sont invités, comme le président de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, Mgr Wilton D. Gregory, évêque de Belleville.

«Nous devrions discuter des 25 ans de pontificat de notre pape et voir comment cet héritage peut guider nos actions dans un avenir immédiat,» précise Deal W. Hudson, rédacteur et éditeur de «Crisis Magazine», une revue «néo-conservatrice» dont le co-fondateur est Michael Novak. Cet intellectuel catholique, redoutable lobbyiste en faveur de l’administration Bush dans sa croisade contre l’Irak, a tenté de vendre au Vatican le concept américain de «guerre préventive» – inacceptable pour l’Eglise catholique – en la comparant à la doctrine de la «guerre juste». Deal W. Hudson, l’un des organisateurs de la rencontre des leaders conservateurs, affirme que son modèle intellectuel est Jacques Maritain. Il est lui aussi conseiller de l’administration Bush.

Sus aux gauchistes dans l’Eglise

Des articles de presse ont qualifié le sommet prévu de «réponse conservatrice» à une réunion portant sur le même sujet, qui a rassemblé le 7 juillet dernier une quarantaine de responsables catholiques laïcs et plusieurs évêques. Certains d’entre eux sont invités au sommet du 8 septembre. La réunion de juillet avait été organisée par le banquier Geoffrey Boisi, ancien président du conseil d’administration du Collège de Boston, institution fondée par les Jésuites. «Pas un seul conservateur n’y a été vu, mais c’était rempli de dissidents gauchistes», déplore Deal Hudson. «Cette rencontre, poursuit-il, confirme l’intuition que j’avais à propos de certains groupes de catholiques qui ont un accès plus facile que d’autres aux responsables de l’Eglise».

«Nous voulons être utiles et non pas juste des râleurs. Nous ne voulons pas être assimilés au stéréotype que quelques évêques ont de nous», a-t-il déclaré à la presse. Le président de la Conférence des évêques, ainsi que le cardinal Theodore E. McCarrick, archevêque de Washington, devraient participer au sommet mis sur pied par les milieux conservateurs.

Les personnes invitées sont priées de fonder leur argumentation sur les positions doctrinales du pape Jean Paul II. «Elles sont fidèles au magistère et loyales envers le Saint Père», a déclaré Hudson. (apic/cns/wtimes/na)

29 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!