Grande-Bretagne: Mgr Malone souhaite que des femmes puissent confesser
«Elles inspirent davantage confiance que les hommes»
Liverpool, 29 août 2003 (Apic) Les femmes devraient être autorisées à écouter les confessions et à donner l’absolution, suggère Mgr Vincent Malone, évêque auxiliaire catholique romain de Liverpool, en Angleterre. Selon lui, l’Eglise devrait choisir des femmes comme confesseur car certaines personnes préféreraient confier leurs péchés à elles plutôt qu’à un homme.
Dans son nouveau livre, Mgr Malone déclare que d’autres sacrements réservés aux membres du clergé devraient aussi être accessibles aux laïcs, y compris le sacrement des malades. Il a indiqué que son but était simplement de soulever des questions plutôt que d’ «entamer une révolution». Il souligne que toutes les réformes devront être agréées par l’ensemble de l’Eglise avant qu’elles ne puissent être appliquées, relate le quotidien anglais «The Telegraph» dans son édition du 28 août.
Les commentaires de Malone semblent pris très au sérieux du fait qu’il exerce la fonction d’intermédiaire entre la Conférence des évêques anglais et gallois et le Conseil national des femmes catholiques. L’évêque souligne que, si l’Eglise a largement décrété que seuls les prêtres pouvaient administrer des sacrements, des laïcs peuvent être impliqués dans le sacrement du mariage et, en cas de nécessité, dans le sacrement du baptême.
Il a déclaré au «Catholic Herald» qu’il n’était pas en train d’essayer de chambouler les traditions ou de suggérer une désobéissance envers les catholiques, mais qu’il était simplement en train de publier «une invitation modérée à la réflexion». Des réformes de ce genre peuvent en partie répondre aux reproches selon lesquels les femmes n’ont «pas la possibilité de faire quoi que ce soit» dans l’Eglise.
Le «Telegraph» soutient que les libéraux, y compris les jeunes évêques, accueilleront positivement ses idées. Pour sa part, le quotidien «The Catholic Herald» a écrit dans un éditorial: «La réponse simple est que le moment pour ce genre de réformes n’est pas encore venu.» (apic/telegraph/na)




