2’000 fidèles ont commémoré le Concordat de 1828

Soleure: 175 anniversaire du nouveau diocèse de Bâle

Soleure, 31 août 2003 (Apic) Le 175ème anniversaire du nouveau diocèse de Bâle a rempli la cathédrale et l’église des Jésuites à Soleure le dimanche 31 août. Quelque 2’000 fidèles des dix cantons diocésains ont commémoré le Concordat de 1828 et écouté le message de Mgr Kurt Koch sur le thème des «Sarments vivants de la vigne».

C’est une danse autour de l’autel, par le groupe folklorique Thierstein, qui a introduit la cérémonie de fête à la cathédrale de Soleure pour célébrer les 175 ans du diocèse de Bâle réorganisé. Parmi les nombreuses personnalités présentes, le nonce apostolique en Suisse, Mgr Pier Giacomo De Nicolo, et le président de la Conférence des évêques suisses (CES), Mgr Amédée Grab, ainsi que le chapitre cathédral entouraient l’évêque diocésain, Mgr Kurt Koch, et ses auxiliaires, Mgr Martin Gächter et Mgr Denis Theurillat, dans le choeur d’une cathédrale comble. Et de nombreux fidèles ont également participé à la célébration en direct sur grands écrans depuis l’église des Jésuites toute proche.

La «Messe en sol majeur de Schubert» par l’Orchestre de chambre de Huttwil a rehaussé la célébration qui fut somptueuse, fervente et riche de symboles: le folklore pour évoquer le passé, des éoliennes et des vagues de tissu pour le présent «en mouvement», un cep de vigne pour envisager l’avenir.

Ce dernier a été planté dans un grand pot contenant un mélange de terre provenant de tout le diocèse, des régions de l’Aar, de l’Emme, de la Reuss et du Jura. Le message de Mgr Koch, qui fut lu dans toutes les paroisses du diocèse de Bâle aux messes de ces derniers samedi et dimanche d’août, s’appuyait sur l’Evangile de la vigne (Jean 15, 1-8) : «Les sarments du diocèse, les sarments de nos paroisses ainsi que ceux de notre foi ne sauraient vivre sans lien avec la vigne Jésus-Christ. Cet amour pour le Christ embellit notre foi, c’est le motif le plus profond de notre joie reconnaissante. La vigne est image de l’Eglise: celle-ci a toujours su revivre des printemps, après taille et léthargie hivernale. «Pourquoi notre époque devrait-elle constituer la seule exception ?»

La cathédrale St-Ours, Victor et Vérène

La cathédrale de Soleure aura désormais trois saints patrons, Ours, Victor et Vérène: Mgr Kurt Koch, en accord avec l’Eglise universelle, a déclaré sainte Vérène co-patronne du diocèse de Bâle. Il répond ainsi à un signe des temps devenu particulièrement important, à savoir l’égale dignité de l’homme et de la femme. Le parcours de sainte Vérène de son Egypte d’origine a passé par Thèbes, Milan, Soleure et s’est terminé à Zurzach dans le canton d’Argovie où elle vécut en tant qu’infirmière et bienfaitrice des pauvres. La légende dit que celui qui appelle sainte Vérène obtient de nos jours encore son aide, comme d’antan.

Adhésion du canton du Jura au Concordat

Puis ce fut la fête dans les rues et divers endroits de la ville, par le biais d’expositions, de parcours, d’informations, de dégustations dans les stands des dix cantons diocésains. Retenons encore la brève conférence, après celle de Mgr Henrici, évêque auxiliaire de Coire, de Pierre Boillat, ancien ministre de la République et Canton du Jura. L’ancien ministre a rappelé que l’attachement des catholiques jurassiens au diocèse de Bâle «s’inscrit dans une constante de l’histoire».

Les liens séculaires et profonds remontent à l’époque d’Imier, Ursanne, Germain et Randoald, qui furent des pionniers sur les plans spirituel, culturel et artistique et permirent le rayonnement de la région, Moutier- Grandval, Lucelle, Bellelay. Les Jurassiens ont tenu à maintenir ces liens historiques et spirituels lorsqu’ils ont acquis leur indépendance en 1979.

Le canton du Jura a adhéré en 1981, après des démarches diplomatiques particulièrement compliquées menées par la nouvelle Collectivité ecclésiastique catholique romaine cantonale, au Concordat dont le diocèse de Bâle fête l’anniversaire. Pierre Boillat compte sur les évêques et les pasteurs du diocèse pour rappeler le sens de l’existence et le sens des valeurs évangéliques à ajouter aux valeurs pragmatiques de l’humanisme que sont la solidarité, la compassion et la sympathie, pour nous aider à construire des libertés créatrices. .»Nous avons encore besoin de croire: l’Eglise doit aider les hommes à découvrir ou redécouvrir ce Dieu, qui manque à l’homme sans même qu’il s’en rende compte parfois», a conclu l’ancien ministre. (apic/sic/sh)

1 septembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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