Assassiné en 2002 dans une zone contrôlée par les rebelles

Iles Salomon: Harold Keke incriminé pour l’homicide du salésien et ministre Augustin Geve

Honiara, 12 septembre 2003 (Apic) L’ex chef rebelle Harold Keke, a été formellement incriminé pour l’homicide de l’abbé Augustin Geve, père salésien et ministre du gouvernement de Honiara dans les Iles Salomon. L’homme d’Eglise avait été assassiné en août 2002 alors qu’il visitait la zone de la Weather Coast, contrôlée par Keke et ses hommes.

L’ex chef rebelle a usé de terreur durant des années pour contrôler la Weather Coast sur l’île de Guadalcanal, dans l’archipel des îles Salomon, rappelle l’agence d’information Misna. Le principal chef d’accusation contre Harold Keke a été lu le 11 septembre, ainsi que 7 autres chefs d’accusation dont enlèvements de personnes et vols, lors de la première audience officielle du procès au tribunal central de Honiara. L’édifice, protégé par un déploiement important de forces de sécurité, était entouré de plus de 1’000 personnes dont certaines ont lancé des pierres et ont insulté l’ex chef de la formation de guérilleros de Guadalcanal, le Mouvement de Libération Isatabu (IFM) tandis que la police l’accompagnait dans la salle du tribunal.

En août 2002 l’abbé Geve, premier prêtre catholique indigène de l’archipel et ministre pour les Jeunes, les Femmes et le Sport a été tué avec un coup d’arme à feu alors qu’il rendait visite à la population dans la zone malfamée de la Weather Coast contrôlée par Keke et ses hommes. Le chef des guérilleros a téléphoné directement à la radio nationale pour revendiquer l’homicide. Le 18 août 2003 Harold Keke s’est livré aux forces de la mission régionale de coopération, guidée par l’Australie, et envoyée à Honiara pour reporter l’ordre et la sécurité à la population des îles Salomon troublées par une guerre civile qui a mis face à face de 1998 à 2000 l’IFM et le Front des Aigles de Malaita (MEF).

Avec le chef des guérilleros se sont rendus son frère, Joseph Sanngu, et d’autres commandants, tous incriminés pour des délits qui vont de l’homicide à la tentative d’homicide, à l’enlèvement. Contre Keke, pèsent encore de lourds suspects en ce qui concerne la mort de 6 pasteurs anglicans enlevés par ses miliciens dans des circonstances encore obscures, comme c’est le cas pour d’autres homicides, enlèvements et actions violentes. (apic/misna/bb)

12 septembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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