Il se prépare à affronter un programme chargé
Rome: Jean Paul II prend congé des habitants de Castelgandolfo
Rome, 25 septembre 2003 (Apic) C’est «reposé» que Jean Paul II a dit vouloir rentrer sur Rome, dans la soirée du 25 septembre 2003. En recevant le personnel de la villa pontificale de Castelgandolfo, au dernier jour de son séjour estival dans les ’Castelli Romani’, le pape leur a demandé de prier pour le bon déroulement de la suite de son programme, qui s’annonce très chargé.
«J’ai pu me reposer et récupérer de nouvelles énergies pour la reprise des activités normales au Vatican», a affirmé le pape au lendemain de ses problèmes de santé qui l’ont empêché de participer à l’audience générale.
«Au revoir», a lancé le pape avant de prendre congé. «Je vous demande de prier pour moi et pour mon service quotidien au service de l’Eglise. Priez spécialement pour mon prochain pèlerinage à Pompéi, afin qu’il puisse être une nouvelle étape de renouveau spirituel et de plus intense dévotion à la Vierge Marie».
Le début d’un mois chargé
Cette visite-éclair de Jean Paul II dans le sud de l’Italie sera le début d’un mois chargé. Son agenda officiel prévoit en effet notamment, après une cérémonie de canonisation de trois bienheureux, le 5, des audiences avec un grand nombre d’hommes politiques. Ainsi, il recevra le président de la Lituanie, Rolandas Paksas, et le ministre des Affaires étrangères australien, Alexander Downer, le 2 octobre. Ensuite, ce sera au tour du ministre des Affaires étrangères libanais, Jean Obeid, le lendemain, suivi par le président de l’Uruguay, Jorge Batlle Ibanez, le 13 octobre. Enfin, le pape recevra le président du Timor est, José Alexandre Gusmao, dix jours plus tard.
Les évêques des Philippines continueront en outre leur visite «Ad limina», deux nouveaux groupes devant venir du 1er au 12 octobre, puis du 25 octobre au 10 novembre. Les évêques d’Angleterre et du pays de Galles, quant à eux, viendront du 13 au 24 octobre. Ces visites seront entrecoupées par la venue de l’archevêque anglican de Canterbury, Rowan Williams, qui rencontrera Jean Paul II le 4 octobre pour la première fois depuis son élection le 27 février dernier comme primat de l’Eglise anglicane.
Importantes échéances
Au cours de ces prochaines semaines, les audiences générales et privées ainsi que les apparitions publiques du pape le dimanche à l’occasion de l’Angélus ont par ailleurs toutes été confirmées.
Les grandes célébrations officielles ne commenceront toutefois que le 16 octobre, à l’occasion du 25e anniversaire de l’élection du souverain pontife sur le siège de Pierre. Ce jour-là, il présidera une messe solennelle, Place Saint-Pierre, en présence des cardinaux du monde entier. Dans la matinée, il aura auparavant signé l’exhortation apostolique post- synodale sur le ministère des évêques.
Le lendemain, Jean Paul II participera à un concert de l’orchestre symphonique et du choeur de la «Mitteldeutscher Rundfunk», offert en son honneur dans la salle Paul VI. Le 18 octobre, le pape rencontrera en privé tous les cardinaux réunis à Rome pour une assemblée extraordinaire sur le pontificat actuel. Il déjeunera ensuite avec eux dans la maison Sainte- Marthe, qu’il a lui-même fait construire pour abriter les cardinaux électeurs lors du conclave.
Le 19 octobre, Jean-Paul II procédera ensuite à la béatification de Mère Térésa, Place Saint-Pierre. Des centaines de milliers de personnes sont attendues pour cet événement qui tient particulièrement à coeur au vieux pape. Celui-ci a en effet très bien connu la sainte de Calcutta qu’il a rencontrée à plusieurs reprises avant sa mort, en 1997.
Quelques jours plus tard, le 21, le souverain pontife recevra les membres du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège. Les quelque 170 ambassadeurs feront part, à cette occasion, de leurs voeux à l’occasion de l’anniversaire de son pontificat. Quant à Jean Paul II, il pourrait en profiter pour faire allusion à la situation internationale. Le 24 octobre, enfin, il présidera la messe marquant l’ouverture de l’année académique des universités ecclésiastiques, dans la basilique vaticane. (apic/imedia/pr)




